New Orleans Saints v�Tennessee Titans

Crédit : AFP

NFL

NFL: 10 histoires à surveiller en 1re ronde

Publié | Mis à jour

Enfin, la vraie saison est à nos portes! Les éliminatoires dans la NFL s’amorcent avec leur lot habituel d’intrigues. Pendant que les gros canons que sont les Ravens, Chiefs, 49ers et Packers profitent d’un laissez-passer, les Patriots, Bills, Texans et Titans sont en action dès ce week-end dans la Conférence américaine, tandis qu’Eagles, Vikings, Saints et Seahawks représenteront la Conférence nationale. Les Patriots ont l’occasion de défendre leur titre, mais doivent passer par le premier tour pour une première fois depuis 2009. Pas évident de deviner qui se rendra à Miami, le 2 février, pour disputer le Super Bowl 54. En attendant, voici 10 histoires à surveiller à l’aube du premier tour des séries.

Des revanches et des premières

Les quatre duels du premier tour opposent parfois des équipes qui ont déjà rivalisé en éliminatoires dans le passé, parfois des équipes qui croiseront le fer pour une première fois dans la grande danse éliminatoire. Le premier duel (demain, 16 h 35) entre Bills et Texans sera le premier entre les deux équipes en éliminatoires. En saison, les Texans montrent un dossier de 5-4 face aux Bills et ils ont remporté quatre de leurs cinq derniers duels. En soirée (20 h 15), les Patriots et les Titans s’affronteront pour une quatrième fois en éliminatoires, les Patriots ayant remporté deux des trois précédents matchs. Dimanche (13 h 5), les Vikings renoueront avec les Saints pour une cinquième fois. Les Vikings ont eu le dessus trois fois sur quatre. À 16 h 40, les Eagles et Seahawks en viendront aux prises pour une première fois en éliminatoires. Les Seahawks ont eu l’avantage 10 fois sur 17 en saison.

Des abonnés aux éliminatoires

Parmi les huit équipes en action, la grande majorité sont des habitués du football en janvier. Les Patriots ont le bagage le plus garni, eux qui se retrouvent en éliminatoires pour une 11e année de suite. Les Bills, après leur long exil de 1999 à 2017, sont des éliminatoires pour une deuxième fois en trois ans. Les Texans sont du lot pour une quatrième fois en cinq ans. Pour les Eagles, c’est une troisième participation de suite, tandis que les Seahawks y sont pour la septième fois dans les huit dernières saisons. Les Vikings sont du tournoi pour une troisième fois en cinq ans, pendant que les Saints en sont à une troisième participation de suite. Seuls les Titans font bande à part, eux qui sont qualifiés pour une deuxième fois seulement en 11 ans.

L’avantage du terrain

Toute la saison, les équipes rivalisent dans le but de se qualifier en éliminatoires, idéalement avec l’avantage du terrain. Cependant, ce fameux avantage a été, la plupart du temps, un mythe dans les dernières années. Pour le premier tour, trois des quatre équipes locales (Patriots, Texans et Saints) sont établies comme favorites par les preneurs aux livres. L’an dernier, trois des quatre équipes hôtesses avaient plié l’échine dès le premier tour. Il s’agit d’ailleurs d’une tendance plutôt que d’une simple occurrence puisque depuis 2002, la fiche collective des équipes locales s’établit à 37-31. C’est plutôt de 1990 à 2001 que les équipes locales ont réellement profité d’un avantage du terrain marqué en première ronde, avec une fiche globale de 35-13.

Le retour de JJ Watt

Les Texans, selon toute vraisemblance, miseront sur le retour au jeu de leur pilier défensif et de leur grand leader, J.J. Watt. L’ailier défensif, sur la touche depuis la semaine 8 en raison d’une déchirure du muscle pectoral, a été retiré de la liste des blessés et a repris l’entraînement avec les siens. Watt avait lui-même annoncé que sa saison était terminée au moment de sa blessure, mais il est de retour contre toute attente. En huit matchs, il avait obtenu quatre sacs et frappé 20 fois les quarts-arrière adverses. En quatre matchs en carrière face aux Bills, il revendique 17 plaqués, dont quatre pour des pertes, avec une interception. Les Texans ont terminé au 26e rang avec seulement 31 sacs du quart cette saison.

Pas facile de survivre

Le moins que l’on puisse dire est que la route vers le Super Bowl est infiniment plus complexe pour les équipes qui doivent être en action dès ce week-end par rapport aux autres qui bénéficient d’un congé. Dans l’histoire du Super Bowl, il n’y a que 10 équipes qui ont obtenu leur billet à titre de «meilleur deuxième» qui ont ensuite atteint le match ultime et seulement six l’ont remporté. Les derniers à avoir réussi l’exploit sont les Packers de 2010. Les autres sont les Giants (2007), les Steelers (2005), les Ravens (2000), les Broncos (1997) et les Raiders (1980).

Des nombrils verts

La majorité des quarts-arrière en action dans ce premier tour montre une feuille de route dégarnie, voire vierge, en éliminatoires. Le pivot des Bills, Josh Allen, en sera à son tout premier départ. Son vis-à-vis Deshaun Watson ne compte qu’un match d’expérience en éliminatoires, une défaite de 21-7 face aux Colts l’an dernier. Si le grand Tom Brady a fait sa renommée en éliminatoires avec 30 victoires en 40 départs, son adversaire Ryan Tannehill en est un autre qui fera ses débuts éliminatoires. Drew Brees est l’autre patriarche des quarts-arrière en action cette fin de semaine, avec 15 départs en éliminatoires derrière la cravate. Son vis-à-vis Kirk Cousins a perdu son unique départ en éliminatoires. Enfin, Russell Wilson a quand même du vécu avec 13 départs, tandis que Carson Wentz était blessé lors des deux dernières présences des Eagles en éliminatoires et effectuera ses débuts.

Dur de battre les meilleurs

S’il y a un point en commun entre la plupart des équipes en action demain et dimanche, c’est que malgré leur dossier positif, ils ont éprouvé des difficultés cette saison lorsqu’elles ont été opposées à des équipes de éliminatoires. Les Bills, face aux clubs du présent tournoi, ont présenté un piètre dossier de 1-4, tout comme les Vikings. Les Titans et Eagles ont aussi connu des ennuis importants avec un rendement décevant de 2-3 face aux équipes de éliminatoires. Tout juste devant eux, les Patriots, Texans et Seahawks ont évité le pire, sans toutefois être dominants, avec des dossiers identiques de 3-3. Seuls les Saints se détachent du lot avec une fiche de 3-1 contre les clubs de éliminatoires, leur seule défaite ayant été encaissée de justesse dans un duel enlevant face aux 49ers.

La passe? Quelle passe?

On dit souvent que, dans la NFL d’aujourd’hui, sans une attaque aérienne prolifique, il est difficile de faire long feu. Pourtant, une seule des 12 équipes qualifiées pour les présentes éliminatoires loge dans le top 5 des offensives par la passe, soit les Chiefs (5e). Des équipes qui sont au boulot en fin de semaine, seulement les Saints (7e) et les Patriots (8e) figurent dans le top 10. Les Bills (26e), Vikings (23e) et Titans (21e) sont même dans le dernier tiers au chapitre des gains aériens. Les Texans (15e) et Seahawks (14e) sont en milieu de peloton, tandis que les Eagles, malgré les blessures à plusieurs de leurs receveurs, occupent une respectable 11e place.

Un miracle à oublier

Le duel opposant les Saints aux Vikings ravivera de douloureux souvenirs pour les partisans des deux équipes. Lors des deux derniers affrontements en éliminatoires, les émotions ont été vives dans les deux clans. Le 14 janvier 2018, les Saints semblaient se sauver avec une victoire, mais au dernier moment, Case Keenum avait rejoint Stefon Diggs pour un impossible touché qui avait procuré un triomphe de 29-24 aux Vikings. Le jeu improbable a été baptisé le miracle de Minneapolis. Huit ans plus tôt, le 24 janvier 2010, en finale de conférence, les Saints l’avaient emporté 31-28 en prolongation, en route vers leur unique sacre au Super Bowl deux semaines plus tard. Cet autre affrontement réserve-t-il encore des rebondissements grandioses?

L’élève et le maître

L’entraîneur-chef des Titans, Mike Vrabel, s’est d’abord fait connaître sur le terrain comme secondeur chez les Patriots, de 2001 à 2008, remportant trois Super Bowl sous les ordres de Bill Belichick. Il affrontera son ancien patron pour une première fois en éliminatoires et ses Titans avaient eu le dessus sur les Patriots durant un match de saison régulière en 2018. Durant sa carrière, Belichick a fait face à 10 de ses anciens protégés, qui ont soit joué sous ses ordres (Vrabel), soit été ses assistants en Nouvelle-Angleterre (Eric Mangini, Matt Patricia, Josh McDaniels, Bill O’Brien, Romeo Crennel, Nick Saban, Jim Schwartz, Al Groh et Brian Flores). Son dossier global est plutôt mitigé, avec 15 victoires et 12 défaites contre eux.