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Bianca Andreescu est l'athlète de l'année de l'Agence QMI

Agence QMI

Publié | Mis à jour

Le choix était évident et unanime : Bianca Andreescu a été nommée l’athlète de l’année Agence QMI après un parcours inédit qui en a impressionné plusieurs en 2019. 

L’Ontarienne de 19 ans a dominé non seulement le tennis canadien, mais aussi le sport au pays. Malgré son jeune âge et des blessures persistantes, elle a écrit quelques chapitres de l’histoire sportive nationale. Ayant terminé la saison 2018 au 178e rang mondial, Andreescu a causé des surprises de taille, notamment aux Internationaux des États-Unis. 

La recrue par excellence du circuit de la WTA avait offert un aperçu de sa récolte en atteignant la finale à Auckland et en remportant un tournoi de catégorie WTA 125, celui de Newport Beach, durant les premières semaines de l’année. Toutefois, c’est à Indian Wells, en Californie, que l’athlète d’origine roumaine s’est véritablement fait un nom. En défaisant des adversaires établies comme Garbine Muguruza, Elina Svitolina et, en finale, Angelique Kerber, elle a empoché son premier titre WTA en carrière, se hissant au 24e échelon du classement. 

Toutefois, le meilleur était encore à venir, et ce, même si une blessure à l’épaule droite l’a tenue à l’écart pendant environ trois mois. Après une brève présence à Roland-Garros, où elle a abandonné au deuxième tour, Andreescu a vécu des retrouvailles mémorables chez elle, pendant la Coupe Rogers de Toronto. Ses six victoires, dont celle acquise par abandon contre la grande Serena Williams en finale, lui ont permis de devenir la première Canadienne à gagner ce tournoi qui en était à sa 40e année d’existence. 

«J’ai visualisé ce moment, de jouer une finale contre Serena, pendant tellement longtemps. C’est tellement fou. Je rêve de ça depuis si longtemps», a-t-elle dit, les larmes aux yeux, après son grand succès. 

L’ultime récompense 

Le triomphe de la jeune femme dans la Ville Reine n’était cependant rien à côté de ce qui allait suivre quelques semaines plus tard. À New York, elle a attiré des millions de regards grâce à ses exploits sur le court. Les Caroline Wozniacki, Elise Mertens et Belinda Bencic, entre autres, n’ont rien pu faire contre celle qui a retrouvé Williams en finale. Et cette fois, Andreescu n'a pas bénéficié d’un forfait pour l’emporter. Grâce à un gain de 6-3 et 7-5, elle a grimpé dans le top 5 mondial et obtenu le premier titre d’un représentant du Canada en simple dans un événement du Grand Chelem. 

Les exploits de la jeune Ontarienne l’ont menée à une présence aux Finales de la WTA réunissant les huit meilleures athlètes de la campagne, un accomplissement inespéré. Même si une blessure au genou l'a contrainte à lancer la serviette dans son deuxième match du tournoi, elle a savouré le moment. 

«Ce n’était pas dans les plans en début de saison», a d’ailleurs admis son entraîneur Sylvain Bruneau à TVA Sports.