CAMP DE SÉLECTION SPORT CHEK DE L’ÉQUIPE NATIONALE JUNIOR DU CANADA

Crédit : Dominic Chan / Agence QMI

LHJMQ

Cinq joueurs de la LHJMQ à surveiller au CMJ

Publié | Mis à jour

Le Championnat mondial de hockey junior s’amorcera jeudi en République tchèque et 15 joueurs issus de la LHJMQ représenteront six pays. Du nombre, cinq joueurs seront particulièrement intéressants à surveiller.

Samuel Hlavaj, Phoenix de Sherbrooke

Même s’il compte dans ses rangs d’excellents joueurs, le Phoenix ne serait pas la meilleure équipe de hockey junior au Canada sans le brio de son gardien Samuel Hlavaj. Le Slovaque de 18 ans a un rendement impressionnant depuis le début de la saison, lui qui est le meneur de la LHJMQ pour la moyenne de buts alloués (2.14) et pour le taux d’efficacité (0.925). La Slovaquie aura besoin de la magie de son gardien si elle veut espérer survivre à la phase de groupe. Si Hlavaj réussit à voler quelques matchs, la Suisse et le Kazakhstan peuvent être deux équipes prenables dans le groupe A. Il sera intéressant de voir si le cerbère de six pieds et trois pouces et 213 livres saura se distinguer sans une formation de grand talent devant lui. La dernière médaille de la Slovaquie au Championnat mondial des moins de 20 ans remonte à 2015.

Taro Jentzsch, Phoenix de Sherbrooke

L’Allemagne participera au Championnat mondial de hockey junior pour la première fois depuis 2015. Pour l’occasion, elle sera dans le même groupe que le Canada, les États-Unis et la Russie. Même si ce sera difficile pour l’Allemagne, malgré la présence de très bons espoirs comme Moritz Seider, Dominik Bokk et Tim Stützle, l’occasion sera belle pour plusieurs joueurs de vivre l’expérience du CMJ. Ce sera le cas notamment de Taro Jentzsch. Le joueur de centre du Phoenix a récolté 21 points en 27 matchs depuis le début de la saison. Berlinois d’origine, le joueur de 19 ans devrait pivoter le troisième ou le quatrième trio de la formation, mais l’expérience acquise devrait sans conteste contribuer à son rendement à son retour en Estrie après la période des fêtes. Jentzsch joue assez bien par les temps qui courent, lui qui a récolté cinq points à ses cinq derniers matchs.

Alexander Khovanov, Wildcats de Moncton

Les Wildcats connaissent une excellente campagne. Pointant au troisième rang du classement général, la formation du Nouveau-Brunswick peut compter sur plusieurs joueurs de talent. Du lot, le capitaine Jakob Pelletier, la recrue Zachary L’Heureux et les nouveaux venus Benoit-Olivier Groulx et Jared McIsaac. Malgré tout, c’est l’attaquant russe Alexander Khovanov qui trône au sommet des pointeurs de l’équipe, avec 53 points en 26 matchs, bon pour le troisième rang du circuit Courteau. Le joueur de 19 ans aura fort à faire pour aider la formation russe à remporter une première médaille d’or depuis 2011. Khovanov pourrait former une paire intéressante avec son compatriote, mais rival dans la LHJMQ, Egor Sokolov, des Eagles du Cap-Breton, avec qui il avait formé un duo électrisant lors de la plus récente Série Canada-Russie, récoltant cinq points en deux matchs. De plus, l’espoir de troisième ronde du Wild pourrait bien avoir du temps de jeu sur la deuxième vague de l’avantage numérique.

Valentin Nussbaumer, Cataractes de Shawinigan

Le joueur de 19 ans en est à une deuxième saison avec les Cataractes. Classé au neuvième rang du classement général, la formation de la Mauricie peut compter sur un noyau de jeunes joueurs et Nussbaumer agit déjà comme un vétéran. Son expérience des deux derniers Championnats du monde, dont celle de l’an dernier alors que la Suisse avait connu tout un tournoi en terminant au quatrième rang, devant le Canada et la Suède, sera probablement très utile et fera de lui un élément important de son équipe. Plusieurs joueurs de la dernière édition seront de retour pour la Suisse, qui a la deuxième moyenne d’âge la plus élevée parmi les équipes du tournoi, avec 18,74, derrière la Russie. Auteur de 25 points en 31 matchs, l’ailier devrait évoluer sur le deuxième trio.

Alexis Lafrenière, Océanic de Rimouski

Que dire de plus sur Alexis Lafrenière : il laissera sans doute une marque indélébile sur ce tournoi. Le meilleur espoir en vue du prochain repêchage a dominé partout où il est passé et il pourrait ajouter le CMJ à sa liste. L’an dernier, il n’avait pas été dans les bonnes grâces de l’entraîneur-chef Tim Hunter, qui avait limité son temps de jeu. Malgré tout, la vedette de l’Océanic avait quand même trouvé le moyen de s’illustrer, en marquant un gros but de l’enclave contre la République tchèque après avoir essuyé les critiques de Hunter la veille. Il s’agissait de son seul point du tournoi. Cette année, le rôle de Lafrenière sera complètement différent alors qu’il sera le meneur de cette équipe. Il est encore trop tôt pour dire s’il sera le capitaine de la formation, mais celui qui revendique 70 points en 32 parties depuis le début de la saison devrait être la pierre angulaire de l’attaque canadienne pendant la période des fêtes.