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Revue de l'année: de l’espoir pour Montréal

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Les Canadien, l’Impact et les Alouettes auraient tous aimé en faire davantage en 2019, mais leurs performances et leurs décisions offrent une lueur d’espoir à leurs plus ardents partisans.

Au Centre Bell, le Tricolore a disputé une saison 2018-2019 au-delà des attentes, récoltant 96 points et luttant pour une place en séries jusqu’à l’avant-dernier jour du calendrier régulier. La bonne production offensive des Max Domi, Brendan Gallagher, Phillip Danault et Tomas Tatar, notamment, a rendu les choses intéressantes. Cependant, la troupe de Claude Julien s’est contentée du neuvième rang de l’Association de l’Est, terminant à deux points de l’objectif.

Lors de la campagne en cours, le Canadien a connu des hauts et des bas. Capable du meilleur contre la crème de la Ligue nationale et visiblement plus à l’aise loin de son public, il a aussi été capable du pire face à des formations moins bien classées. Toutefois, avec la présence de Carey Price – plus convaincant à partir de décembre – et de Shea Weber – étonnant malgré les années qui s’accumulent -, tous les espoirs sont permis.

Par ailleurs, une 15e place plutôt désavantageuse au repêchage amateur n’a pas empêché Trevor Timmins de sélectionner un surdoué : l’Américain Cole Caufield, qui impressionne à sa première saison à l’Université Wisconsin. Avec les Jesperi Kotkaniemi, Nick Suzuki, Ryan Poehling et Caufield, le Canadien peut espérer une éclosion de jeunes talents dans un proche avenir.

Un trophée et une grosse prise

Au Stade Saputo, l’Impact a raté les séries de la Major League Soccer une troisième fois d’affilée, mais l’année 2020 s’amorcera sous un vent de renouveau. Le Bleu-Blanc-Noir a remporté le Championnat canadien en défaisant son ennemi juré, le Toronto FC, en finale pour se tailler une place en Ligue des champions de la CONCACAF. Il y affrontera le Deportivo Saprissa en février, un duel qui devrait convaincre les amateurs à se déplacer nombreux au Stade olympique.

Les changements importants apportés en 2019 à l’organigramme de l’Impact constituent un autre incitatif à une présence massive aux matchs. Au revoir Nick De Santis, Rémi Garde et Wilmer Cabrera; bonjour Olivier Renard et surtout Thierry Henry.

Ce dernier a représenté la principale embauche du président Kevin Gilmore et de Renard, le nouveau directeur sportif. Débarqué en ville en novembre, Henry n’a pas une feuille de route glorieuse comme entraîneur-chef, mais son arrivée a placé l’équipe montréalaise au centre de l’attention médiatique ici et ailleurs.

L’envol des Oiseaux

Au Stade Percival-Molson, les Alouettes étaient destinés à vivre une autre année misérable. C’était du moins avant la promotion de l’instructeur-chef Khari Jones, venu remplacer Mike Sherman, et le départ nébuleux du directeur général Kavis Reed. Malgré deux défaites d’entrée de jeu, Jones a mené les Oiseaux vers une fiche positive de 10-8 et une première participation aux éliminatoires depuis 2014.

Cependant, le conte de fées des Alouettes et de leur quart-arrière Vernon Adams fils a pris fin avec un revers en demi-finale de la section Est face aux Eskimos d’Edmonton. Malgré tout, Jones a été récompensé avec un contrat de trois ans. Une fois la quête de nouveaux propriétaires et d’un DG complétée, les Moineaux auront réellement mis derrière leur période sombre.