Ski et planche

Le secret familial derrière le succès de Mikaël Kingsbury

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On l’oublie parfois, tellement les succès de Mikaël Kingsbury sont devenus routine, mais le skieur acrobatique québécois n’a pas manqué un seul départ en Coupe du monde depuis 10 ans.

Il faut souligner l’exploit dans un sport si violent pour le corps de ses athlètes. Cette résistance, Kingsbury la doit en partie à son père Robert, qui a sa clinique chiropratique à St-Eustache.

Une part du crédit des 58 victoires en Coupe du monde, des 16 Globes de cristal et des deux médailles olympiques de «King» revient sans doute à son paternel et à la famille Kingsbury, dont plusieurs membres travaillent à la clinique.

«Ce dont je suis fier, c’est que ça fait 102 départs d’affilée qu’il fait en Coupe du monde, sans se blesser. En 10 ans, il n’a jamais raté un départ», a calculé Robert Kingsbury en entrevue avec la chaîne TVA Sports, vendredi.

Mikaël revient de Chine, où il s’est une nouvelle fois couvert d’or à l’épreuve des bosses en parallèle de Thaiwoo, le week-end dernier. Kingsbury ne s’en cache pas : le soutien de sa famille n’est absolument pas étranger à son succès.

«Le fait de me faire traiter régulièrement, sans abuser, pour être sûr que je suis bien aligné, que les choses vont bien, ça me permet de skier à 100 %, sans me retenir parce que j’ai un bobo que j’ai laissé traîner», assure le bosseur.

«Le plus important, c’est d’être bien entouré. Je trouve que c’est encore plus important que tous mes accomplissements. Peu importe ce que je fais, que je gagne ou que ça aille moins bien, je sais qu’ils seront là. J’ai le meilleur soutien au monde. – Mikaël Kingsbury

Car oui, en plus de s’occuper de lui, les membres de la famille Kingsbury sont les plus grands partisans du prodige. Quand Mikaël se retrouve sur le circuit de la Coupe du monde, toute la famille se réunit pour regarder ses courses.

«On est toujours en gang pour l’encourager, souvent à St-Sauveur. On est stressés, on partage les mêmes émotions pour Mik», avoue Anne Dolbec, belle-sœur de Kingsbury, qui travaille aussi à la clinique.

Et à voir les performances de Kingsbury, qui a déjà marqué l’histoire de son sport malgré son jeune âge, sa famille aura maintes et maintes occasions de se réjouir de ses performances dans les prochaines années – au moins jusqu’aux Jeux olympiques d’hiver 2022 de Pékin, espérons-le.

D'après un reportage de Nancy Audet.