SPO-SAMUEL-PIETTE

Crédit : Joël Lemay / Agence QMI

Impact de Montréal

Plus facile pour Samuel Piette que pour un joueur du CH

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La réalité est passablement différente entre le hockey et le soccer, mais le Québécois Samuel Piette n’a pas hésité à prolonger son association avec un club de chez lui.

Ayant un nouveau contrat de trois ans en poche, Piette se dit privilégié de compter sur l’appui des partisans de l’Impact.

«Tu peux le voir de deux manières. Oui, tu peux avoir un peu plus de pression parce que tu es le joueur québécois qui représente la communauté, le joueur à qui les gens s’associent. Mais honnêtement, depuis que je suis arrivé ici, je n’ai rien à redire face aux partisans. J’ai tout de suite senti, dès le premier jour, qu’ils étaient là derrière moi. Je me sens choyé car j’en vois, que ce soit au soccer ou au hockey évidemment, pour qui ce n’est pas toujours facile», a lui-même constaté Piette durant son point de presse tenu mercredi au Centre Nutrilait.

Se donner corps et âme

Au fil des ans, il y a notamment eu Stéphane Richer, Patrice Brisebois ou, plus récemment, Jonathan Drouin chez le Canadien qui ont dû composer avec la pression des amateurs et de certains médias.

«Personnellement, je suis plutôt tranquille par rapport à ça, a admis Piette. Chacun a droit à son opinion, chacun a droit de m’aimer ou pas. C’est à leur discrétion. Moi, ce que je sais, c’est que je donne mon maximum à chaque jour, à l’entraînement et lors des matchs pour faire en sorte que le club accomplisse de bonnes choses. Et ça, je pense que c’est dans la culture des Québécois : les gens aiment ça quand tu te donnes corps et âme et que tu laisses tout sur le terrain. Même si tu n’es pas le plus talentueux, ce qui est un peu le cas avec moi.»

Grandement utilisé

En 70 matchs en Major League Soccer avec l’Impact, le milieu de terrain est encore à la recherche d’un premier but. Il ne s’agit toutefois pas de son rôle de toucher la cible. Efficace pour distribuer le ballon et contrer l’adversaire, il a été utilisé pendant un total de 6180 minutes par l’Impact, dont 3000 en 2018 grâce à une titularisation à chacun des 34 matchs de l’équipe.

«Je pense que les gens reconnaissent que je suis quelqu’un qui se donne et qui prend ce club-là à cœur», a-t-il résumé.