Crédit : Jennifer Buchanan-USA TODAY Sports

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Les Whitecaps montrés du doigt dans une histoire de harcèlement

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Un rapport indépendant commandé par les Whitecaps de Vancouver conclut que cette équipe n’a pas tenté de dissimuler un cas de harcèlement, mais qu’elle a échoué à communiquer des informations pertinentes à cet effet.

Mandaté en mai par le club de la Major League Soccer, le Sport Law & Strategy Group (SLSG) a entendu plus de 350 personnes et émis 34 recommandations à la suite d’allégations datant de 2008. Cette année-là, une ancienne joueuse de la formation féminine des Whitecaps et membre de l’équipe canadienne des moins de 20 ans, Ciara McCormack, affirmait sur un blogue avoir reçu des messages textes à connotation sexuelle de la part d’un ex-entraîneur du programme de soccer féminin des «Caps».

Mme McCormack précisait que l’organisation britanno-colombienne et l’association nationale de soccer n’avaient pas répondu de façon adéquate après qu’elle leur eut fait part du problème, ni enquêté en bonne et due forme.

L’instructeur a travaillé ultérieurement pour un club de la ville de Surrey, mais a été suspendu quand les allégations ont été rendues publiques.

Le SLSG précise que les Whitecaps auraient dû mieux informer leurs joueuses relativement à ce cas. Toutefois, il ajoute qu’ils ont appris de cela et ont resserré leurs politiques.

«Y a-t-il matière à amélioration? Absolument, a commenté au réseau Global News le copropriétaire du club, Jeff Mallett. Premièrement, il y a nos communications, mais nous respecterons les conclusions de ce rapport et les utiliserons comme outils d’enseignement.»

Parmi les recommandations demandées, il y a la présence d’une troisième partie – indépendante – comme premier point de contact pour quiconque voulant déposer une plainte en matière de sécurité des joueurs. De plus, une politique de tolérance zéro quant aux représailles à l’égard de ceux émettant les plaintes en question devrait être en vigueur.

Également, les instructeurs auraient, selon le rapport, à prouver qu’ils ont suivi avec succès des programmes prônant le respect dans le sport, tandis qu’un processus d’évaluation des entraîneurs et des membres du personnel suivi par les joueurs et leur famille est aussi au nombre des recommandations.

Pas convaincue

Malgré tout, Mme McCormick demeure sceptique devant un rapport qu’elle juge trop favorable à l’égard des «Caps». Elle déplore également que l’instructeur fautif a pu se trouver du travail après les incidents relatés. Pour elle, la concession de Vancouver semble en mener large dans le soccer féminin canadien.

«Le problème concerne l’organisation des Whitecaps. En regardant de nombreuses histoires, on voit que les joueuses souhaitant évoluer pour l’équipe nationale doivent passer par les Whitecaps, ce qui donne beaucoup de pouvoir à ceux-ci. Dans d’autres pays, si vous êtes dans un club et que vous n’êtes pas satisfait, vous n’avez qu’à changer de formation et vous continuez votre parcours.»