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Crédit : Joël Lemay / Agence QMI

Canadiens de Montréal

Tatar est chez lui à Montréal

Publié | Mis à jour

Avant de débarquer chez le Canadien, Tomas Tatar montrait des difficultés à s’adapter loin de Détroit. Quinze mois après son arrivée à Montréal, le Slovaque sent qu’il est enfin à sa place.

Comme son capitaine, Shea Weber, l’attaquant de 29 ans est en voie de connaître sa meilleure saison en carrière.

Selon lui, la confiance de l’entraîneur et l’apport de ses compagnons de trio expliquent ses 11 buts et 28 points en 32 matchs, ce qui représente son meilleur départ. S’il poursuit à ce rythme, il atteindra la barre des 70 points, lui qui n’a jamais franchi la barre des 60.

«Le rôle qu’on m’a offert prouve la confiance qu’ont les entraîneurs envers moi, a expliqué l’ailier de premier trio. J’ai travaillé plus fort durant la saison morte pour être prêt à saisir cette occasion. Mais au-delà de tout ça, des points et des performances individuelles, c’est une affaire d’équipe.

Je me sens tellement bien dans ce vestiaire, ici à Montréal», a ajouté celui qui avait évolué durant cinq saisons complètes à Détroit avant de faire ses valises vers Las Vegas à l’hiver 2018. Un changement d’air qui ne l’avait certainement pas réconforté.

Pourtant, on pourrait penser avec raison que Sin City est beaucoup plus attrayante que Motor City, en bordure de la rivière Détroit. Tatar avait notamment joué huit des 20 matchs des Golden Knights, qui s’étaient faufilés jusqu’en finale de la Coupe Stanley face aux Capitals de Washington.

Vent de fraîcheur

En arrivant à Montréal dans la transaction de Max Pacioretty en septembre de l’an dernier, c’était un nouveau départ. Au fil de la dernière année, le Slovaque a tissé des liens et s’est trouvé un nouveau chez-soi.

«Je suis dans un bon état d’esprit ici. Nous avons bâti notre esprit d’équipe et notre chimie depuis l’an dernier. On se complète aussi sur la patinoire.»

En patinant aux côtés de Phillip Danault et de Brendan Gallagher sur le premier trio, Tatar affronte les meilleurs duos défensifs adverses. En confiance, aux bons endroits aux moments opportuns, il réussit constamment à se signaler, ce qui lui amène une satisfaction personnelle additionnelle.

«C’est un facteur très gratifiant. Je suis défié par les meilleurs joueurs de la ligue et même au monde. Je crois que tout comme moi, Phillip et Brendan ressentent la même chose.

En parlant de son compagnon de trio slovaque, Gallagher voit un joueur polyvalent qui a appris à s’établir dans l’alignement.

Il est très intelligent. Quand il est placé dans des situations où il doit produire, il le fait. C’est un joueur constant. Il a réussi à apprendre de tout le monde et de toutes les situations, ce qui l’a amené à apporter son jeu à un autre niveau. C’est un gars avec un bagage très intéressant», a relaté Gallagher, épaté par sa facilité à trouver les endroits névralgiques où se démarquer sur la glace.

Message compris

Rarement abonné au purgatoire du banc des pénalités depuis le début de sa carrière, Tatar avait pris de mauvais plis en début de campagne.

Ses punitions répétées ont forcé Claude Julien à lui lancer un message au début de novembre. Souvent pris en défaut par les officiels en raison d’un bâton indiscipliné, l’ailier s’est replacé. Depuis 16 matchs, il a écopé seulement de deux punitions mineures.

«Je fais plus attention. J’ai toujours voulu être hargneux sur le porteur de la rondelle et dans les batailles de bâtons. Les officiels appellent plus souvent les pénalités dans ce cas. J’ai donc dû m’ajuster avec mon bâton dans l’approche au porteur, a indiqué celui qui totalise 11 pénalités méritées, en plus d’avoir servi une punition de banc cette saison.

Souvent, c’était peut-être en raison de paresse et en arrêtant de patiner. C’est là qu’on utilise notre bâton pour ralentir l’adversaire, a expliqué Julien. Quand on lui a mentionné qu’il écopait trop souvent de pénalités, il s’est ajusté comme n’importe qui sait le faire. Ce n’était pas une rencontre formelle dans mon bureau.»

«Claude n’était pas content en début de la saison. Je ne l’étais pas plus, s’est exclamé l’attaquant. Je préfère être sur la glace à aider l’équipe. J’essaie maintenant de ne pas donner trop de coups près des mains en contrôlant mon bâton. Et il ne faut surtout pas que je le brandisse trop fort.»

Samedi soir, Tatar affrontera l’équipe de son passé qui lui a permis de devenir le joueur qu’il est, sur son «X», à Montréal.