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McIsaac a maintenu le cap en convalescence

Agence QMI / Roby St-Gelais

Publié | Mis à jour

Opéré à une épaule en juin dernier, le défenseur Jared McIsaac, n’a pas craint une seconde que sa convalescence le prive de pouvoir se racheter avec Équipe Canada junior (ÉCJ).

Le Néo-Écossais de 19 ans faisait partie de l’édition d’il y a un an qui a subi une défaite crève-cœur en quarts de finale en prolongation aux mains des Finlandais, les éventuels médaillés d’or du tournoi disputé à Vancouver et à Victoria.

En plus de cette expérience déchirante, McIsaac a participé au tournoi de la Coupe Memorial en mai dernier avec les Mooseheads où ils se sont inclinés en grande finale contre Rouyn-Noranda. Si son bagage est bien plus garni, sa soif de championnat n’a pas encore été étanchée.

«C’est un tournoi difficile à gagner. J’ai appris en regardant les joueurs plus vieux jouer à mes côtés en tant que 18 ans l’an passé, dont les [Evan] Bouchard et [Markus] Phillips [...] Chaque fois que tu portes le chandail du Canada, tu veux bien faire, et c’est sûr que ça a pris un certain temps à avaler comme défaite», a avoué McIsaac en marge du camp de sélection qui s’est terminé jeudi soir à Oakville. Il se dit prêt aussi à accaparer des responsabilités importantes parmi le groupe de leaders.

Repères à retrouver

De retour au jeu le 30 novembre dernier, McIsaac a dû se contenter d’un total de trois parties avant de s’envoler vers la banlieue torontoise. Son poste ayant été officialisé à la ligne bleue comme vétéran jeudi soir lors du dévoilement de l’alignement préliminaire, la semaine lui a servi à retrouver pleinement ses capacités en vue du début du tournoi programmé le 26 décembre contre les Américains.

«Mon premier match de retour a été un peu un test. Ensuite, ç’a été deux matchs de suite contre Cap-Breton, vendredi et samedi dernier, où le jeu était très rapide et je me sentais bien. Je pense que ça prendra encore un peu de temps pour être à 100 %. Ça fait partie du processus», a avoué l’espoir des Red Wings de Detroit.

C’est d’ailleurs à Detroit que McIsaac est passé sous le bistouri avant d’y passer plus de deux mois en réadaptation. Qu’est-ce qui a été le plus dur pendant la remise en forme?

«La patience [...] On a vraiment testé l’enveloppe de l’épaule (la capsule articulaire) pour être certain que je sois prêt à temps. Ils [les Red Wings] sont contents comment les choses vont bien présentement. Ça a payé de rester pendant deux mois et demi à Detroit et je suis très content maintenant», a dévoilé le choix de deuxième tour (36e au total) en 2018.

Entraîneurs satisfaits

Responsable des défenseurs parmi le groupe d’entraîneurs au cours des derniers jours, André Tourigny a été épaté par ce qu’il a vu de l’arrière reconnu pour sa fiabilité dans toutes les facettes du jeu.

«J’ai spécialement travaillé avec les défenseurs et Jared, pour un gars qui a été blessé aussi longtemps et d’arriver et de performer à ce niveau, c’était le fun. C’était pour ça qu’on l’a fait jouer les deux matchs contre U Sports [les étoiles universitaires], soit pour lui permettre de retrouver son rythme», a expliqué le Québécois qui pilote les 67’s d’Ottawa dans la Ligue de l’Ontario (OHL).

Le souhait de Hunter exaucé

Dale Hunter a attendu 18 ans avant de se retrouver aux commandes d’ÉCJ, une aventure qu’il partage en compagnie de son frère Mark qui supervise le programme des moins de 20 ans comme directeur général.

Questionné sur les sentiments que l’ancien joueur des Nordiques éprouvait de diriger l’équipe nationale la plus en vue après celle des Jeux olympiques en présence des hockeyeurs de la LNH, Hunter n’a pas trop voulu s’étendre sur le jeu.

«C’est une opportunité incroyable pour moi de diriger au Championnat du monde junior. J’ai toujours voulu ce poste et ça a juste bien fonctionné pour moi cette année. Je regarde maintenant vers l’avant», a dit le pilote et copropriétaire des Knights de London qui a fait ses débuts derrière le banc en 2001-2002.

Ironie du sort, Hunter dirigera au Mondial l’un des fils d’Adam Foote, son ancien coéquipier chez l’Avalanche du Colorado avec lequel il a évolué en fin de carrière en 1998-1999. Alors capitaine des Capitals de Washington, l’agitateur avait été troqué à l’Avalanche à la date limite des échanges avant de voir sa nouvelle équipe être éliminée en sept matchs par Dallas en finale de l’Association de l’Ouest.

Bien au fait du style de jeu préconisé par son ancien partenaire, Foote a conseillé son fils cadet Nolan, un attaquant de 19 ans qui porte les couleurs des Rockets de Kelowna, avant le début du camp. En 25 rencontres, il revendique 33 points, dont 15 buts.

«Il m’a parlé de Dale et il m’a dit ce que Dale veut et comment jouer. J’ai gardé ces informations en tête, soit d’être un travailleur acharné, d’appliquer un échec-avant et de me replier en zone défensive. C’est ce que Dale aime. Tout est simple et c’est relié à la gestion de la rondelle», a commenté le choix de première ronde du Lightning de Tampa Bay (27e au total), en 2019. Son frère aîné Callan avait remporté l’or à la ligne bleue en 2018.

Un espoir du CH en moins

Par ailleurs, les Suédois seront privés des services de l’espoir du Canadien Jacob Olofsson pendant le tournoi en raison d’une blessure subie à l’entraînement. L’attaquant de 19 ans était appelé à jouer un grand rôle alors qu’il avait vécu l’aventure l’an dernier.