CAMP DE SÉLECTION SPORT CHEK DE L’ÉQUIPE NATIONALE JUNIOR DU CANADA

Crédit : Dominic Chan / Agence QMI

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Alexis Lafrenière prêt à montrer la voie

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Un an après avoir été pris en grippe par l’entraîneur d’Équipe Canada junior (ÉCJ), Alexis Lafrenière s’apprête à jouer un rôle crucial dans la quête d’une première médaille en sol européen, depuis 2008, pour les représentants de l’unifolié au traditionnel tournoi du temps des Fêtes des moins de 20 ans. Et s’il recevait en prime une lettre sur son chandail?

Le joueur vedette de l’Océanic de Rimouski, pressenti pour être le tout premier choix de la prochaine séance de sélection de la LNH, s’y connaît un brin dans le rôle de meneur d’une équipe de hockey. Il a été nommé capitaine plus tôt cette saison à Rimouski et il avait porté le «C» avec l’équipe canadienne des moins de 18 ans lors de la Coupe Hlinka-Gretzky en août 2018.

Mais qu’il obtienne ou non la responsabilité royale, qu’il aille une lettre ou non sur son chandail, l’électrisant attaquant a assuré qu’il ne changerait d’aucune manière son approche envers ses compatriotes.

Il est l’un des cinq membres de l’édition 2019 ayant vécu la déconfiture du Canada l’an passé à Vancouver, avec une élimination en quarts de finale (6e place), qui fera partie de l’aventure en République tchèque cette année.

«Ce n’est pas quelque chose qu’on regarde vraiment et ce n’est pas quelque chose qui va changer comment je vais être dans la chambre avec les gars. Je vais être moi-même et je vais aider le monde dans la chambre avec ce que j’ai vécu.

«[Au Hlinka], j’avais d’autres très bons leaders avec moi. Ils m’ont beaucoup aidé là-dedans. Peu importe si t’as une lettre ou non, tout le monde peut être de très bons leaders», a juré Lafrenière, qui a rencontré les médias pour la première fois, jeudi, à l’occasion de la dernière journée du camp de sélection au Complexe Sixteen Mile Sports d’Oakville, en banlieue de Toronto.

Tourigny élogieux

L’instructeur adjoint avec Équipe Canada junior, André Tourigny, dirigeait la circulation avec la sélection nationale lorsque le prodige de Saint-Eustache campait la fonction ultime dans le vestiaire. Tourigny a lancé des fleurs au jeune espoir qui domine au pays avec ses 70 points en 32 rencontres.

«Il aura un très gros leadership [cette année]. Pour l’avoir coaché et pour l’avoir côtoyé, il a du leadership, il a de l’enthousiasme, il est capable de jouer sous pression, il a performé sous pression et c’est un gars qui a une joie de vivre contagieuse autour de l’équipe. Ça va être un élément très important pour nous», a souligné le pilote québécois à la barre des 67’s d’Ottawa (OHL).

Leçons à tirer

Seulement quatre joueurs du Québec ont arboré le «C» dans l’histoire d’ÉCJ, soit Éric Desjardins (1989), Martin Lapointe (1993), Kristopher Letang (2007) et Maxime Comtois (2019). C’est donc dire qu’aucun patineur originaire de la Belle Province n’a occupé cette responsabilité deux années consécutives.

Si le but du Canada est évidemment de décrocher l’or – le dernier titre remonte à l'édition 2018 –, Lafrenière a su tirer quelques leçons du décevant épisode de l’an passé. Dans ce même tournoi, l’entraîneur Tim Hunter avait déploré certaines séquences où «il patinait en rond comme s’il s’agissait d’une séance de patinage libre», le clouant au banc plus souvent qu’à son tour. Les choses ont bien changé en un an.

«On ne doit prendre aucun congé parce que ça peut être vraiment difficile à la fin du tournoi si tu sais que tu ne t’es pas présenté pour un ou deux matchs. On doit jouer chaque match comme si c’était notre dernier», a observé le patineur de 18 ans, qui avait inscrit un but en cinq rencontres à Vancouver.