Canadiens de Montréal

«Je me demandais ce qu'on trouvait à Gallagher»

Publié | Mis à jour

Pierre-Alexandre Parenteau l’avoue candidement : il ne comprenait pas tout l’enthousiasme autour de Brendan Gallagher au début de son passage à Montréal.

«Quand je jouais avec lui, je me demandais ce qu’on lui trouvait au départ, a-t-il confié mercredi à l'émission Les Partants. De plus en plus, il se fait un nom. Pour moi c’est lui le vrai leader des Canadiens. L’équipe est à l’image de lui.»

Gallagher incarne l'identité hargneuse d'une équipe qui est davantage reconnue pour son éthique de travail que son talent. Le légendaire Mario Lemieux a en quelque sorte fait allusion à cette réalité lorsqu'il a tenu des commentaires qui ont fait passablement jaser au sujet du style de jeu du CH, mardi soir. Selon «Le Magnifique», cette équipe «joue du hockey plate».

«Ç’a toujours été le cas des équipes de Claude Julien, a noté Parenteau, qui estime tout de même que le Tricolore compte sur des joueurs talentueux. Je me souviens de l’époque où il dirigeait les Bruins quand je jouais dans la Ligue. C’était assez hermétique, assez plate et ils attendaient leurs chances.»

Parions que les joueurs ne s’en formalisent pas si ce style ennuyant rapporte des victoires.

«Je pense que ça ne dérange personne à Montréal ou dans le vestiaire des Canadiens en ce moment, a conclu Parenteau. On ne s’en fait pas trop avec Mario Lemieux.»

«Je n'ai jamais été un "fan" de sa "game"»

La cote d’Alex Galchenyuk baisse à vue d’œil à travers la Ligue nationale. L’attaquant, qui en est à une troisième équipe en trois ans, peine à se trouver un rôle avec les Penguins de Pittsburgh.

Il a d’ailleurs été assez silencieux mardi soir dans la défaite de 4-1 des siens contre les Canadiens de Montréal, sa première équipe dans le circuit. Récemment, son directeur général Jim Rutherford a même avoué qu'il aura de la misère à se tailler une place dans la formation lorsque tout le monde sera en santé.

Parenteau n'affiche pas plus d’optimisme à l'endroit de son ancien coéquipier. Il est difficile pour lui de cerner la raison pour laquelle Galchenyuk, un troisième choix au total, n’a pas comblé les attentes placées en lui.

«C’est dur à expliquer. Je crois que personne ne possède la réponse. Il y a un peut-être un manque de vitesse dans son jeu, un manque d’exécution aussi, a-t-il suggéré. C’est un gars qui a de bonnes mains. C’est très difficile de mettre le doigt sur le bobo.»

«Je n’ai jamais été un "fan" de sa "game", a-t-il ajouté. Peut-être qu’un autre changement d’adresse pourrait être bénéfique, mais j’en doute vraiment.»

Voyez l’entrevue accordée par Pierre-Alexandre Parenteau dans la vidéo ci-dessus.