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«Il y a de meilleurs marchés potentiels à temps plein que Montréal»

Agence QMI

Publié | Mis à jour

Le propriétaire des Rays, Stuart Sternberg, est loin d’être optimiste quant à l’idée de voir son équipe continuer d’évoluer à temps plein dans la région de Tampa.

Selon lui, la seule option envisageable demeure une garde partagée avec Montréal, même s’il ne croit pas que la métropole québécoise peut faire vivre à elle seule une concession sur une base permanente.

L’homme d’affaires a livré mardi une entrevue au quotidien «Tampa Bay Times» durant laquelle il a réitéré son désir de concrétiser son projet en collaboration avec le groupe montréalais de Stephen Bronfman. Toutefois, le maire de St. Petersburg, Rick Kriseman, lui a récemment porté un dur coup en indiquant au début décembre que ce scénario ne sera pas possible avant 2028, soit après la fin du bail liant le club à la municipalité où est situé le Tropicana Field.

Néanmoins, Sternberg n’a pas lancé la serviette, loin de là. Il laisse une porte ouverte aux autorités locales en Floride, mais reste sceptique.

«Je suis ouvert à toute discussion relative à un stade avec Tampa et St. Petersburg. On devait me montrer pourquoi le tout pourrait fonctionner. Nous avons déjà travaillé sur ce projet auparavant, on a passé des années sur cela. Minutieux, quelques leaders solides du monde des affaires ont tenté de le faire marcher. Par contre, je veux qu’on me prouve que ça peut aboutir favorablement, car je suis incapable d’imaginer une réussite. On ne doit dire jamais. Toutefois, cela me paraît hautement improbable», a-t-il déclaré.

À propos de Montréal, Sternberg a été clair et limpide. «Je suis davantage préoccupé par la rentabilité du club à Tampa Bay qu’à Montréal», a-t-il dit.

Il a ajouté qu’un déménagement dans la ville des anciens Expos ne serait pas couronné de succès, à moins que le soutien financier soit «nettement supérieur à ce que j’ai anticipé et que le groupe en place puisse faire ses preuves».

Sternberg juge «qu’il y a de meilleurs marchés potentiels à temps plein que Montréal», sans toutefois les nommer.

Cependant, il a eu de bons mots pour la principale ville du Québec.

«Je peux être dans le tort. Nous avons essayé quelques fois à Tampa Bay et selon mes informations, ce qui se passe à Montréal est beaucoup supérieur à ce que nous avons vu à Tampa Bay. Peut-être que c’est à cause de leur souhait d’obtenir une équipe, vu qu’ils n’en ont pas. Mais peu importe, nous en sommes là.»

Pas de transfert immédiat

Le grand patron des Rays a précisé ne pas avoir examiné de manière sérieuse un transfert définitif de sa concession vers une autre ville. Il ne souhaite pas se départir de celle-ci et un déménagement constitue la solution de dernier recours.

«Ce n’est pas un secret pour personne : plusieurs m’ont contacté à de nombreuses reprises durant de longues périodes pour tenter d’amener cette équipe dans leur ville. Et je n’ai pas discuté de cela. Je ne regarde pas cela. Ce n’est pas nécessaire pour moi et je n’en ai pas envie», a-t-il affirmé.