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Une autre découverte des Penguins

Jonathan Bernier

Publié | Mis à jour

Chad Ruhwedel, Kristopher Letang, Justin Schultz et Brian Dumoulin : à tour de rôle depuis le début de la saison, ces quatre défenseurs des Penguins de Pittsburgh se sont retrouvés sur la touche. Pourtant, la brigade défensive de cette équipe n’a pas semblé trop en souffrir.

Comme ce fut le cas au cours des dernières campagnes, un jeune arrière de l’organisation en a profité pour faire sa place et prouver sa valeur. Cette fois, c’est John Marino.

Âgé de 22 ans, cet Américain en est à sa première saison chez les professionnels après trois ans passés sur les bancs de l’Université Harvard. Et il n’a pas mis de temps à s’adapter à son nouvel environnement. En 28 matchs, il a déjà récolté 13 points, dont trois buts. Des statistiques grandement similaires à celles qu’il a compilées à chacune de ses trois saisons avec le Crimson.

On n’a jamais trop de défenseurs, se plait souvent à dire Marc Bergevin. Encore faut-il trouver les bons, commençons-nous à entendre de plus en plus souvent. Avec raison.

D’ailleurs, Marino n’est même pas un produit de l’organisation des Penguins. Choix de sixième tour des Oilers d’Edmonton en 2015, il a été acquis en juillet dernier en retour... d’un choix de sixième tour.

À Pittsburgh, on raconte que Kevin Stevens et Warren Young, deux anciens joueurs de cette organisation devenus recruteurs, ont grandement insisté pour que Jim Rutherford, leur directeur général, mette la main sur ce défenseur droitier.

Letang, un droitier à gauche

Une décision d’autant plus profitable que, depuis que Dumoulin est sur la touche en raison d’une opération à la cheville gauche, il évolue sur la première paire de défenseurs en compagnie de Kristopher Letang.

«Il va super bien. Il joue avec beaucoup de confiance. Il aime avoir la rondelle et faire des jeux. Parfois, ça simplifie la vie», a indiqué Letang, rencontré au complexe d’entraînement des Penguins, lundi midi.

Ce qui simplifie également la vie du jeune homme, c’est qu’il peut jouer sur son côté fort, à droite. C’est à Letang, vétéran de 13 saisons, que revient le mandat de jouer «à l’envers».

«On préfère ne pas avoir de défenseurs du côté inverse, mais parfois, on n’a pas le choix. Il est le défenseur le mieux équipé pour faire cet ajustement. Il patine bien, ses habiletés avec la rondelle sont excellentes. Il prend de bonnes décisions», a expliqué l’entraîneur Mike Sullivan.

Une idée pour le CH

Alors que plusieurs arrières perdent leur repère lorsqu’ils sont utilisés du mauvais côté, le Québécois ne s’en formalise guère. Même que, dans certaines sphères du jeu, cette réalité lui convient mieux.

«Quand je jouais avec Dumoulin, je me retrouvais toujours à gauche en zone offensive. J’aime me promener quand j’appuie l’attaque, a-t-il raconté. Mais, défensivement et pour mes relances, je préfère être à droite.»

«Pour garder les rondelles dans la zone adverse, c’est plus difficile parce que tu es sur ton revers [lorsque la rondelle longe la rampe]. Il y en a qui n’ont pas suffisamment d’habiletés ou qui ne sont pas à l’aise de jouer sur le côté revers. Moi, j’aime ça», a-t-il poursuivi.

Puisque le Canadien paraît dénué de profondeur sur le flanc gauche, peut-être devrait-il envisager une solution similaire. Cela dit, l’expérience a été tentée à quelques occasions avec Jeff Petry par le passé. Chaque fois, ce fut de courte durée.