CAMP DE SÉLECTION SPORT CHEK DE L’ÉQUIPE NATIONALE JUNIOR DU CANADA

Crédit : Dominic Chan / Agence QMI

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Olivier Rodrigue, le premier depuis Fucale?

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Le gardien Olivier Rodrigue connaît le tabac. Invité à représenter son pays sur la scène internationale à de multiples reprises depuis le début de sa carrière, le Québécois est bien au fait de la recette à utiliser pour décrocher le poste le plus névralgique d’Équipe Canada junior (ÉCJ).

À Montréal, les performances de Carey Price sont scrutées à la loupe jour et nuit. L’homme masqué qui décrochera le rôle de partant à l’issue du camp de sélection final qui se tient cette semaine au Complexe Sixteen Mile Sports d’Oakville aura droit à un traitement semblable pendant le Championnat du monde junior.

Le constat semble encore plus frappant cette année alors que les quatre portiers en lice à la dernière étape menant au tournoi ont tous une réelle chance de décrocher le poste tant convoité, estime le directeur général de la formation canadienne, Mark Hunter.

«Les prochains jours seront importants pour ces gardiens afin qu’ils nous montrent ce qu’ils peuvent faire sur la glace, comment ils peuvent arrêter les rondelles et comment ils peuvent jouer dans des situations précises parce que la voie est libre.

«Je ne sais pas si c’est un point d’interrogation, mais on a un bon groupe et on est en confiance avec celui-ci. Nos quatre gardiens connaissent une bonne saison avec leur équipe. Nous allons en prendre trois et l’un d’eux sera notre numéro un», a affirmé le dirigeant lors de la deuxième journée du camp, mardi.

Une autre occasion

Rodrigue, qui affiche une moyenne de buts alloués de 2,79 et un pourcentage d’efficacité de ,907 en 21 sorties cette saison avec les Wildcats de Moncton, est conscient que ses performances durant la semaine dicteront l’orientation des décideurs à son égard.

À 19 ans, une participation au grand rendez-vous annuel du temps des Fêtes bouclerait bien la boucle pour celui qui a porté l’unifolié à tous les niveaux (U16, U17 et U18) depuis ses 15 ans, incluant les Jeux olympiques de la jeunesse en 2016. Le dernier partant québécois avait été Zachary Fucale en 2015.

«On est quatre gardiens et chacun veut se pousser et se prouver. Ça va être une bonne bataille pour percer l’alignement. C’est un camp assez rapide. La plupart du temps, ils partent avec les gardiens les plus hot du moment. Oui, on a l’expérience de Hockey Canada, mais ça ne veut rien dire», a raconté l’athlète de Chicoutimi qui ne ressent pas de nervosité particulière malgré l’enjeu du moment.

Comme tout gamin, l’espoir des Oilers d’Edmonton s’est déjà vu dans ses rêves les plus fous se pavaner sur la glace avec la médaille d’or au cou. Mais avec Hunter Jones (Peterborough, OHL), Nico Daws (Guelph, OHL) et Joel Hofer (Portland, WHL) qui convoitent aussi le poste de numéro un, Rodrigue refuse de se projeter en République tchèque, là où aura lieu le tournoi du 26 décembre au 5 janvier.

Des quatre invités, Rodrigue est celui qui présente les statistiques les moins enviables tandis qu’Hofer domine à ce chapitre avec une moyenne de 1,81 et un taux d’efficacité de ,937.

«J’ai regardé un peu leurs statistiques. Ils ont de bonnes saisons. Je crois que les statistiques, c’est une chose. La façon dont tu joues, ça peut aussi être déterminant.

«Tu y penses [à l’avenir et au tournoi], mais il faut que tu te concentres sur toi-même et se concentrer sur tes performances. Il faut rester dans le moment présent. En bout de ligne, tu contrôles juste ce que tu fais et tu ne contrôles pas la décision des coachs, ni comment les autres gardiens jouent», a-t-il convenu.

Approche semblable

Jones, qui a participé à la vitrine estivale au même type que Rodrigue, a adopté la même philosophie à l’approche du camp.

«J’essaie de ne pas trop y penser. C’est dans tes pensées d’avoir le poste de partant, mais juste le fait d’être ici pour moi, c’est super. C’est une autre distinction dans ma carrière. Je serais vraiment reconnaissant d’avoir la chance de représenter une fois de plus mon pays. Je pense que les quatre gardiens présents ont une chance. Ça rend le tout plus compétitif», a observé le choix de deuxième ronde du Wild du Minnesota au dernier repêchage.