Tennis

Une année historique pour le tennis canadien

Marc-Antoine Malo

Publié | Mis à jour

C’était mission impossible pour Tennis Canada de ne pas souligner à nouveau les exploits de Bianca Andreescu lors de son bilan de fin de saison, lundi. La jeune femme est l’étoile la plus brillante de 2019, mais la constellation canadienne est peuplée de bien d’autres astres tout aussi lumineux.  

Un Grand Chelem, un tournoi de la catégorie Premier Mandatory (Indian Wells) en plus de la Coupe Rogers (Premier 5), et tout récemment le trophée Lou-Marsh ; la récolte a été faste pour Andreescu. Son entraîneur Sylvain Bruneau est d’avis que 2019 servira de tremplin vers une grande carrière. Il a d'ailleurs fixé un objectif peu commun à sa protégée pour la prochaine saison.    

«Pour Bianca, le défi en 2020 sera de mieux faire au niveau des blessures. D’être capable de jouer une année sans être arrêtée autant qu’en 2019. C’est notre souhait», a dit Bruneau pendant la conférence de presse. 

La prochaine? 

Après la «Reine du Nord», la Lavalloise Leylah Annie Fernandez pourrait à son tour faire écarquiller des yeux sur le circuit professionnel. L’adolescente de 17 ans a déjà commencé à se faire un nom en remportant le tournoi de Roland-Garros chez les juniors en juin. 

«Pour Layla, l’objectif sera de faire une transition réussie et marquée chez les professionnels», a déclaré Bruneau, qui a de grands projets pour Fernandez. 

Grâce à ses performances exceptionnelles, Andreescu s’est détachée du reste du groupe féminin canadien, qui reste dans le ventre mou du classement de la WTA. Pour 2020, Bruneau a les mêmes visées que pour cette année, soit de voir plus de «tenniswomen» canadiennes dans le top 100. 

«En tant que responsable du programme féminin, j’aimerais qu’on ait plus de profondeur. J’aimerais que ce soit l’affaire de plusieurs joueuses et que lorsqu’on arrive dans un Grand Chelem, que plusieurs d’entre elles soient capables de tirer leur épingle du jeu.» 

Les hommes ne sont pas en reste 

Le vice-président du développement de l’élite, Louis Borfiga, a été appelé à se prononcer sur les performances de la gent masculine et il n’a pas manqué de mettre en valeur le travail de Félix Auger-Aliassime et de Denis Shapovalov, qu’il surnomme actuellement «les gamins». 

«J’ai été assez marqué de voir qu’on a aligné deux gamins de 19 et 20 ans en finale de la Coupe Davis. Ç’a d’ailleurs amené un commentaire de [Rafael] Nadal à la fin, qui a dit que le Canada serait invincible dans les années futures. Grosse satisfaction du côté de la formation de ces deux jeunes.» 

Toujours chez les hommes, Borfiga a souligné le retour en force de Vasek Pospisil, qui s’est surtout illustré lors de la Coupe Davis, en fin de saison. 

Au classement de l’ATP, Auger-Aliassime, Shapovalov et Milos Raonic ont tous conclu 2019 dans le top 40. «Ce qui est satisfaisant derrière tous ces résultats, c’est qu’il y a une relève derrière qui est assez intéressante, a continué le Français. Ça prouve que le travail est aussi fait en profondeur.» 

Borfiga croit aussi que la finale de la Coupe Davis perdue face aux Espagnols a été la cerise sur le sundae canadien et il voit maintenant grand, même très grand, pour le futur de l’unifolié. 

«À long terme, il y aura des Canadiens qui vont remporter des Grands Chelems. Et puis, la Coupe Davis, c’est sûr qu’on va la gagner. Je dirais même que la Fed Cup aussi, on va la gagner parce qu’on a Bianca», a prédit Borfiga. 

À voir dans la vidéo ci-dessus.