Canadiens de Montréal

Un message pour Domi

Publié | Mis à jour

Les lunes de miel ne seront jamais éternelles. Max Domi a découvert la saison dernière les charmes de Montréal et il a produit à un rythme de près d’un point par match avec 72 points en 82 rencontres.

Domi avait retrouvé toute sa vivacité sous les couleurs d’une nouvelle équipe. Mais à sa deuxième année avec le Canadien, le fils de Tie n’est que l’ombre de lui-même. À ses 30 premiers matchs cette année, il a récolté 18 points (6 buts, 12 passes). S’il maintient la même cadence, il terminera l’année avec seulement 49 points.

On assiste au même phénomène qu’à ses débuts avec les Coyotes. Auteur de 52 points à sa saison recrue à Glendale en 2015-2016, l’Ontarien avait ensuite vu sa production chuter à 38, puis à 42 points.

Claude Julien reste très conscient de l’historique de Domi dans la LNH.

«Quand tu regardes sa carrière dans la LNH, il a connu une bonne saison recrue et une deuxième année plus difficile», a rappelé l’entraîneur en chef du Canadien avant le départ de l’équipe pour Pittsburgh, lundi.

«À son arrivée ici, il a bien fait à sa première année. Pour un jeune joueur, il faut trouver la constance. L’an dernier, nous avons vu le bon côté de Max. Il doit retrouver son jeu de l’an dernier. Nous voulons l’aider, mais il doit se diriger vers le filet et être affamé près des cercles.»

L’art de se sacrifier

Muet sur le cas de Domi après la victoire de 2 à 1 du CH contre les Rangers au Madison Square Garden, vendredi, Julien a élaboré un peu plus sur ce qu’il s’attend à voir de son joueur de centre.

«On sait ce qu’il peut apporter à l’équipe. Présentement, il se cherche, il aimerait élever son jeu d’un cran. Et on aurait besoin de ça. Mais encore là, il doit s’assurer de bien travailler et d’aller dans des régions où il peut marquer les buts. L’an dernier, il décochait plus de tirs et il jouait à l’intérieur des cercles. Il doit retrouver ça.»

Jouer à l’intérieur des cercles, c’est aussi accepter de sortir de là avec des ecchymoses un peu partout sur le corps. Sans hausser le ton et en gardant son calme habituel, Julien lui a passé son message.

Au ralenti

Depuis le 1er novembre, Domi a frappé un mur sur le plan offensif. À ses 17 derniers matchs, le numéro 13 a obtenu 7 points (3 buts, 4 passes). Au cours de cette période, Shea Weber (14 points), Tomas Tatar (14 points), Phillip Danault (14 points), Brendan Gallagher (11 points) et Nick Suzuki (10 points) ont mené l’attaque du Tricolore.

En l’absence de Jonathan Drouin, Domi devait jouer un rôle encore plus important, mais il ne l’a pas fait.

«En tant que joueur, tu veux aider l’équipe à gagner, a mentionné Domi. Individuellement, tu te regardes dans le miroir et tu veux produire. Tu souhaites faire les petits détails et aider de toutes les manières que tu peux. Si l’équipe profite de ces autres choses que tu fais mis à part la production offensive, ainsi soit-il. Je suis heureux avec ça. C’est un sport d’équipe. Peu importe ce qui aide l’équipe à gagner, je suis là pour ça.»


 

Face aux Penguins, Domi se retrouvera au centre des Finlandais Artturi Lehkonen et Joel Armia pour la deuxième rencontre d’affilée. À priori, ce changement de décor semble lui plaire.

«Lehky et moi avons beaucoup joué ensemble l’an dernier avec Shawsy (Andrew Shaw), a précisé le centre de 24 ans. Artturi est fort en échec avant, il fait des jeux et il te redonne la rondelle. Si tu réussis à faire des jeux, il est capable de se découvrir. C’est un tireur. Il est aussi fort le long des rampes et responsable défensivement. Il est bon. Et Armia, vous le connaissez. Il est gros, il contrôle le jeu, il fait des jeux incroyables avec la rondelle. À un contre un, il est l’un des meilleurs de la ligue. Il protège vraiment bien la rondelle.»

Trios et duos à l’entraînement

  • Tomas Tatar – Phillip Danault – Brendan Gallagher
  • Artturi Lehkonen – Max Domi – Joel Armia
  • Nick Cousins – Nick Suzuki – Jordan Weal
  • Matthew Peca – Nate Thompson – Riley Barber

 

  • Brett Kulak – Shea Weber
  • Ben Chiarot – Jeff Petry
  • Otto Leskinen – Cale Fleury

 

  • Carey Price
  • Cayden Primeau