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Hockey

Benoît-Olivier Groulx veut faire sa marque à son tour

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OAKVILLE, Ontario – En 2015, Benoît-Olivier Groulx ne s’était pas contenté de regarder le Championnat du monde junior à la télévision. Son père Benoit dirigeait les destinées de la formation canadienne et fiston avait vécu depuis les coulisses la conquête de l’or à Montréal et à Toronto.

Cinq ans plus tard, l’attaquant des Mooseheads d’Halifax entend bien revivre la même expérience, sauf que cette fois, s’il obtient une invitation dans le vestiaire, ce sera pour contribuer activement aux succès d’Équipe Canada junior (ÉCJ) et non pas seulement pour agiter le drapeau rouge et blanc.

«C’est vraiment spécial. En 2015, quand mon père a gagné, j’ai fait un peu partie de l’aventure. J’étais autour de l’équipe pas mal à Toronto et à Montréal. J’ai vécu un peu l’expérience comme partisan et là, je le vis vraiment comme joueur [...] C’est le fun, les médias, les fans dans les gradins, mais je dois vraiment me concentrer sur ce que j’ai à faire», a souligné le joueur de 19 ans à l’issue de la première séance d’entraînement du camp de sélection final au Complexe Sixteen Mile Sports d’Oakville.

S’il se souvient bien de toute la frénésie entourant la présentation du mythique tournoi en sol canadien, Groulx n’a pas raté une seconde d’apprécier le talent de joueurs maintenant établis dans la LNH, dont un certain Connor McDavid.

«J’étais assez conscient, mais je venais d’avoir 15 ans et je n’étais même pas encore junior majeur. Pour moi, c’était encore un rêve d’enfant de participer à ce tournoi. Quand j’ai vu les [Anthony] Duclair, McDavid, Sam Reinhart, pour moi, je n’essayais même pas de comprendre la game. Je voulais juste apprécier le show qu’ils donnaient et c’était incroyable», s’est-il remémoré tel un gamin.

À toutes les sauces

Comme joueur, Groulx possède une expérience enviable sur le plan international. En plus d’avoir représenté le pays aux Jeux olympiques de la jeunesse en 2016, il a été capitaine au Défi mondial des moins de 17 ans et a remporté l’or au tournoi Ivan Hlinka en 2017.

Selon le capitaine des Mooseheads, qui a récolté 15 buts et 41 points en 26 rencontres, quelques facettes précises de son jeu pourraient l’aider à se greffer sur l’alignement final.

«Ils m’ont dit qu’ils aimaient mon jeu sur 200 pieds et que c’était le plus gros atout dans mon jeu. Si j’amène ce style contre U Sports [dans les matchs préparatoires], je pense que ça va beaucoup m’aider», a expliqué le Gatinois, dont l’efficacité de 58,5 % aux mises en jeu cette saison pourrait aussi faire pencher la balance.

«Dans toutes les équipes gagnantes, ils ont tous des centres capables de gagner de grosses mises en jeu défensives et offensives. Je suis un gars qui peut faire ça. Cet aspect ne me nuit pas.»

En vitesse

Après s’être tapé une séquence de quatre matchs en cinq jours en Abitibi avec l’Océanic ainsi que le voyagement de Val-d’Or à Oakville, Alexis Lafrenière a bénéficié d’une journée de repos pour la première séance d’entraînement... Par ailleurs, les espoirs du Canadien Cole Caufield et Jordan Harris ont été choisis sur l’alignement préliminaire des Américains.