Ski et planche

Encore et toujours Mikaël Kingsbury

Sportcom

Publié | Mis à jour

 (Sportcom) – Mikaël Kingsbury a toujours aimé les chiffres et les statistiques. Samedi, pour entamer sa 10e saison complète dans le circuit de la Coupe du monde, le skieur acrobatique qui en était à son 100e départ s’est offert un 82e podium, là même où il avait signé le premier de sa carrière en 2010, soit à Ruka, en Finlande. 

 En montant sur la plus haute marche, il a du même coup obtenu une 57e victoire.  

 «C’est un chiffre rond! Ça me fait donc 82% de podiums, 57% de victoires. Je trouve ça quand même bien. C’est un jalon important, un 100e départ, a lancé le roi des bosses. Ruka est une de mes pistes préférées sur le circuit, car elle est rapide et s’adapte bien à mon style de ski. Je suis vraiment content, je voulais bien performer en commençant l’année.» 

 Kingsbury a admis ne pas avoir trop pensé à cette étape de sa carrière en s’élançant sur la piste. «Je suis content que ce soit fait, mais surtout d’avoir bien brisé la glace aujourd’hui pour la nouvelle saison et d’avoir skié à la hauteur de tout ce que j’ai fait cet été à l’entraînement. La saison est partie, je prends le rythme et j’ai le maillot jaune», a-t-il affirmé. 

 Le détenteur du globe de cristal était heureux de reprendre sa place au sommet du classement général malgré un contingent relevé. «Tout le monde arrive en forme et bien préparé après la saison d’entraînement. Les skieurs ont fait leurs devoirs et sont prêts à passer l’examen et sortir leurs grosses descentes. J’ai hâte de voir comment ça va évoluer durant la saison.» 

 «Watch out, Walter!» 

 Premier des qualifications, Kingsbury a glissé au deuxième rang au terme de la finale, devancé par le Suédois Walter Wallberg. 

 «Je n’ai pas nécessairement fait la descente que je voulais, mais je savais que c’était suffisant pour passer en finale. C’est pour ça que me suis permis d’envoyer un petit message à Walter. Je le connais depuis longtemps», a raconté Kingsbury qu’on a entendu dire à la caméra «Watch out, Walter!» 

 Sa deuxième place avant la super finale ne l’a pas ébranlé. «C’est bien de ne pas toujours être le dernier gars à partir et de pouvoir mettre de la pression sur le dernier. Ça m’a enlevé un peu de pression sur les épaules.» 

 Avant-dernier à s’élancer, il a facilement pris la tête de l’épreuve en obtenant 90,80 points, devançant le Japonais Ikuma Horishima (87,39) et Wallberg (86,83). 

 La soif de victoires demeure 

 À sa 10e saison en Coupe du monde, Kingsbury peut dire qu’il en a vu d’autres. Mais le désir de vaincre et de se pousser à fond est toujours aussi présent. 

 «C’est sûr qu’il n’y a pas de Championnats du monde ou de Jeux olympiques cette année, donc le classement de la Coupe du monde est vraiment important. Je veux continuer de faire le travail que je fais et j’ai beaucoup plus d’expérience maintenant.» 

 L’expérience est d’ailleurs un atout considérable dans le jeu de Kingsbury. Le médaillé d’or des Jeux de Pyeongchang songe encore souvent à son état d’esprit avant cette descente ultime qui lui avait permis de monter sur la plus haute marche du podium olympique. «Je me dis, peu importe ce qui arrive en Coupe du monde : repense aux Jeux olympiques et à la façon dont tu as composé avec la pression et le stress», a-t-il confié. 

 «Le travail sur ma préparation mentale, l’entraînement physique et tous les petits détails que j’ai peaufinés avec mes entraîneurs dans les 10 dernières années, mais surtout pendant la dernière saison estivale, ç’a payé à ma première course», a-t-il poursuivi. 

 Kerrian Chunlaud signe sa meilleure performance 

 Également de la super finale après avoir pris le quatrième rang de la première finale, Kerrian Chunlaud a fini sixième. Il s’agit du meilleur résultat de sa carrière en Coupe du monde, lui qui n’avait auparavant terminé qu’une fois parmi le top 10. 

 Laurent Dumais, 15e, a été éliminé après la première finale. Gabriel Dufresne, 19e, Elliot Vaillancourt, 38e et Brenden Kelly, 48e, étaient les autres Canadiens en action. 

 Chez les femmes, Justine Dufour-Lapointe a conclu au sixième échelon de la super finale après avoir raté l’atterrissage de son premier saut. 

 La Française Perrine Laffont a remporté les honneurs devant la Japonaise Anri Kawamura et l’Australienne Britteny Cox. Chloé Dufour-Lapointe a fini 13e. 

 De retour à la compétition après une pause d’un an, Valérie Gilbert n’a pas connu la sortie espérée pour son premier départ de la saison. La Québécoise n’a pas complété le parcours de sa première descente. 

 Les bosseurs prendront la direction de Thaiwoo, en Chine, pour la prochaine Coupe du monde prévue les 14 et 15 décembre.