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Crédit : AFP

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La LNH s'est penchée sur le cas de Tortorella

Publié | Mis à jour

Avec tous les incidents qui éclaboussent les entraîneurs dans le monde du hockey, on pourrait croire que John Tortorella est en eaux troubles.

Le bouillant pilote n’a jamais eu la langue dans sa poche et son caractère bouillant n’est pas un secret pour personne dans le milieu.

Récemment, la direction des Blue Jackets de Columbus et la Ligue nationale de hockey ont pris les devants en contactant Tortorella, question de savoir si une histoire compromettante ne pourrait pas revenir le hanter, selon ce que rapporte The Athletic.

En ce climant d’incertitude chez les entraîneurs, The Athletic a rejoint plusieurs anciens joueurs ayant été dirigés par Tortorella, que ce soit avec le Lightning de Tampa Bay, les Rangers de New York, les Canucks de Vancouver ou les Blue Jackets.

Au bout de ses recherches, le journaliste Aaron Portzline en est venu à la conclusion suivante : il y a eu des tensions, et les confrontations avec Tortorella étaient parfois inconfortables, mais l’entraîneur n’a pas dépassé les bornes.

Jamais inapproprié

«Il a un fort tempérament et il essaie certainement de motiver ses joueurs, a indiqué Brandon Dubinsky, qui a joué ses les ordres de Tortorella pendant huit saisons. Mais de l’inclure dans le même groupe que ceux qui sont éclaboussés par ces autres accusations, ce serait complètement malhonnête et injustifié.»

«Si tu regardes toutes ses [fameuses tirades sur Youtube], tu réalises qu’il protège ses joueurs, a fait remarquer l’attaquant. Il va au front pour ses joueurs. Les gens peuvent penser ce qu’ils veulent, mais il fait ce genre de choses pour protéger ses hommes.»

Pour ce qui est des altercations physiques avec les joueurs, «Torts» n’aurait fait rien de comparable à ce dont a été coupable Bill Peters, selon les invididus contactés. Derek Stepan raconte avoir reçu des tapes sur les fesses et dans le dos, mais toujours en guise d’encouragement, et non pour manifester sa colère.

«Il l’a fait peut-être une ou deux fois et j’ai aimé ça. C’était comme : "Allez, Step!" Et c’est le genre de trucs auxquels j’ai très bien répondu», a expliqué celui qui a côtoyé Tortorella avec les Rangers.

«Honnêtement, il me frappait le plus durement lorsque l’on célébrait après une victoire, et il me donnait une tape dans le dos si forte, en guise d’enthousiasme, que je devais reprendre mon souffle.»

Cam Atkinson est un membre des Blue Jackets depuis belle lurette et il est assez catégorique au sujet de son entraîneur.

«Comme c’est le cas pour n’importe quel autre joueur, on a eu nos bons et nos mauvais moments, a-t-il raconté. Mais ça nous a aidés à nouer des liens. Je n’ai - et je n’aurai jamais - quoi que ce soit de mal à dire à son sujet.» 

«J’aime plutôt ça lorsqu’on s’engage dans une escalade de jurons, a-t-il ajouté. Il te regarde différemment après. Mais il a été mon entraîneur pour, quoi, cinq saisons maintenant? Il a été excellent avec moi.»

Droit au but

Quant à l’emploi de «jeux psychologiques» notamment reproché à Mike Babcock, «Torts» n’aurait pas le profil d’un entraîneur pouvant être visé, car il ne passe jamais par quatre chemins pour envoyer son message.

«Torts va pas mal droit au but, a dit Stepan en riant. Il n’y a pas beaucoup de jeux psychologiques. Si le joueur A ne livre pas la marchandise, on lui dit : "Si tu fais ça et ça, tu vas jouer davantage."»

Le directeur général des Blue Jackets, Jarmo Kekalainen dit suivre une politique stricte concernant le traitement des joueurs : les contacts physiques ne sont pas tolérés, et le discours est le même concernant le langage offensant concernant la race, la sexualité et la religion.

Si Kekalainen a récemment rappelé cette politique à Tortorella, ce n'est pas car il le croyait coupable, mais plutôt pour que le personnel d'entraîneurs au complet soit informé.

Kekalainen assure que la relation avec son entraîneur est saine, malgré tous les différends qui sont survenus entre les deux hommes.

«Je dis toujours à mes joueurs qu’ils savent au moins à quoi s’en tenir, a dit le DG. Je le dis à de nombreux joueurs qui ne s’entendent pas avec lui. Il te le dit en pleine face.»

«Si tu deviens amer en raison du côté "business", ça peut être difficile sur le plan humain. "Torts" et moi avons souvent des désaccords. Mais je le respecte toujours. Je crois qu’il a le respect de tout le monde.»