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Pas de garde partagée à Montréal avant 2028

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Le maire de St. Petersburg Rick Kriseman a jeté un froid sur les amateurs de baseball qui croient au concept de «garde partagée» entre Montréal et la Floride pour les Rays de Tampa Bay, mercredi.

En effet, Kriseman a annoncé la fin des négociations avec la direction des Rays.

Voyez l'analyse de Rodger Brulotte dans la vidéo, ci-dessus.

«En conformité avec l’entente existante, si l’organisation des Rays souhaite continuer d’explorer la possibilité du concept de saison partagée avec Montréal, cette exploration devrait se limiter à la saison 2028 et les suivantes», a indiqué le maire, dans une lettre publique adressée au conseil de ville.

Kriseman fait ainsi allusion au bail signé obligeant les Rays à demeurer au Tropicana Field jusqu’en 2027.

«Les deux parties ont convenu que la meilleure voie à suivre est de respecter l'entente existante», peut-on lire.

La nouvelle a fait réagir Stephen Bronfman, qui croit toujours au concept de «garde partagée».

«Nous demeurons résolument engagés à l'égard du concept des villes sœurs avec les Rays de Tampa Bay et de sa réalisation dans les meilleurs délais, a-t-il indiqué dans un communiqué émis par le Groupe Baseball Montréal. Notre groupe continue d'avoir un vif intérêt pour le concept innovant proposé. Nous ne ferons aucun autre commentaire pour le moment.»

Un peu plus tard en journée, le propriétaire des Rays Stuart Sternberg a tenu à réagir et à faire certaines rectifications concernant l’annonce du maire Kriseman.

«Premièrement, nous ne croyons pas que c’est la meilleure façon d’aller de l’avant, a-t-il indiqué par voie de communiqué. Deuxièmement, nous demandons l’opportunité d’explorer le concept avec St. Petersburg et Montréal, mais aussi avec Tampa et Montréal.»

«Nous comprenons que nous devons maintenant considérer nos options pour les saisons qui suivront celle de 2027, et nous demeurons convaincus que le concept de villes sœurs mérite d’être sérieusement pris en considération», a conclu Sternberg.

Pas d’argent pour un club à temps partiel

Ce nouveau développement dans le chaud dossier des Rays ne doit pas nécessairement mener à une conclusion hâtive. En octobre dernier, Sternberg avait demandé «formellement» la permission au maire de St. Petersburg d’explorer la possibilité d’évoluer ailleurs qu’au Tropicana Field pour la moitié des matchs à domicile dans le futur «avant la fin du bail».

Or, le plan avancé laissait imaginer un nouveau stade devant accueillir les Rays en Floride et la même chose à Montréal.

«Nous ne contribuerons pas avec de l’argent public pour la construction d’un stade pour un club à temps partiel, a fait valoir le maire Kriseman, dans sa lettre. Sans discussion imminente pour un nouveau stade pour une équipe à temps plein, nous allons commencer à évaluer les prochaines étapes.»

Le maire est notamment intéressé à emboîter le pas avec le développement du secteur entourant le Tropicana Field.

Tout ou rien

Au-delà des jeux politiques, le fait demeure que l’équipe floridienne, malgré une excellente fiche de 96-66, n’a attiré que 14 734 spectateurs en moyenne par match à domicile au cours de la saison 2019. Seuls les Marlins de Miami ont faire pire qu’eux.

«Je continue de croire que l’organisation des Rays déterminera que la région de Tampa, particulièrement St. Petersburg, demeure la meilleure place pour jouer au baseball 81 jours par année et avoir du succès à long terme», a néanmoins souhaité le maire Kriseman, laissant une fois de plus les partisans des Rays devant une situation plutôt floue.