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Une nouvelle victime de Mike Babcock

Publié | Mis à jour

Chris Chelios s’est livré à propos des agissements de son ancien entraîneur Mike Babcock et a été virulent envers son ancien patron, qui avait notamment pris l’attaquant Johan Franzen comme cible.

L’ancien défenseur n’a pas donné de date précise, mais on peut deviner que l’incident a eu lieu entre 2005 et 2009, années où Chelios, Franzen et Babcock faisaient tous partie des Red Wings de Detroit.

«Johan était souvent blessé à l’époque et le genre de chose qu’il [Mike Babcock] lui a dit sur le banc... Je ne sais pas ce qui s’est dit derrière les portes closes, mais il l’a abusé verbalement pendant le match, a mentionné Chelios lors de son passage au podcast Spittin’ Chiclets, lundi matin. Personne ne savait qu’il souffrait de commotions et de dépression, et il a craqué. Il a fait une sorte de dépression nerveuse sur le banc, mais aussi dans une des pièces du vestiaire après le match.»

Franzen a dû mettre fin à sa carrière de hockeyeur en octobre 2015, alors qu’il s’alignait toujours pour les «Wings», préférant soigner les multiples commotions cérébrales qu’il a subies lors de son parcours. En 2018, le Suédois a reçu un diagnostic de stress post-traumatique.

Franzen réagit

Le Suédois n'a pas mis de temps à réagir, par le biais du quotidien suédois Expressen, un peu après les commentaires de Chelios.

«En tant qu’entraîneur, il est très précis et préparé. Il est très bon pour mettre en place un système et faire en sorte que tout le monde y adhère. C’est son bon côté [...]. Mais c’est aussi un être humain horrible, le pire que je n’ai jamais rencontré. Un intimidateur qui s’en prend aux gens, que ce soit les personnes qui font le ménage à l’aréna à Detroit ou n’importe qui d’autres. Il attaque les gens juste comme ça», a raconté l’ancien joueur de 39 ans.

«Il s’en est pris à d’autres joueurs avant. Des joueurs gentils qui ne parlent pas trop. Lorsqu’ils sont partis, il a dirigé ses énergies sur moi et j’y ai goûté. C’était des attaques verbales. Il disait des choses horribles.»

«C’était un spécialiste pour gérer les médias, a poursuivi Franzen Il a créé des équipes qui étaient difficiles à battre, ça tu ne peux pas lui enlever. Mais il rendait ses joueurs très anxieux; ils avaient peur de faire des erreurs. Ses équipes franchissaient rarement le premier tour des séries.»

Le soutien de Ken Holland

Tout de suite après l'incident, Chelios admet que les vétérans ont fait le choix de rester silencieux alors que Franzen souffrait en silence. L’homme de 57 ans déplore toutefois la réaction du directeur général Ken Holland, aujourd’hui à l’emploi des Oilers d’Edmonton, qui avait choisi d’appuyer Babcock plutôt que Franzen.

«La situation est venue aux oreilles de Ken Holland et il a fait un discours de support envers Mike Babcock. C’était un super discours, mais ça venait de confirmer à tout le monde que les joueurs pouvaient être traités de cette façon-là. Ça s’est fini comme ça», a admis Chelios.

Babcock a quitté les Red Wings après la campagne 2014-2015 et a ensuite été embauché par les Maple Leafs de Toronto. L’équipe de la Ville Reine l’a congédié le 20 novembre dernier.