Crédit : DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC

LHJMQ

Adaptation réussie pour Vasily Ponomarev

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Par expérience, l’entraîneur-chef des Cataractes de Shawinigan Daniel Renaud sait que l’adaptation d’un joueur européen fraîchement débarqué en Amérique du Nord peut prendre jusqu’à une demi-saison. Pour Vasily Ponomarev, elle n’aura même pas pris un mois.

Neuvième choix au total de la séance de sélection européenne de la Ligue canadienne de hockey en juin dernier, Ponomarev est débarqué à Shawinigan avec de grandes attentes placées en lui. L’attaquant russe des Cataractes de Shawinigan démontre déjà pourquoi il est considéré comme un espoir de première ronde en vue du prochain repêchage de la LNH.

À ses 13 premiers matchs, répartis entre septembre et octobre, le joueur de centre de 5 pi 11 po et 176 lb avait inscrit huit points. Une récolte honnête pour un joueur de sa trempe.

Un guerrier

Mais depuis, il a littéralement explosé. En 12 matchs en novembre, il a récolté un total de 17 points pour s’insérer dans le peloton de tête du classement des marqueurs chez les recrues de la LHJMQ. Seul le défenseur de l’Océanic de Rimouski Isaac Belliveau, avec 31 points, vient devant les 29 points qu’il a récoltés.

«C’est un gars qui est arrivé ici avec un très bon anglais, ce qui lui a permis de s’adapter rapidement au groupe, a mentionné Renaud. C’est un gars qui parle à tout le monde et qui met de la vie dans la chambre. Il n’a pas peur d’aller vers les gens et quand il a besoin d’une information, il n’a pas peur de venir la demander.»

Sur la glace, Renaud ne tarit pas d’éloges envers son no 92, qui détruit un par un les préjugés envers les joueurs natifs de Russie.

«Sur la patinoire, c’est un compétiteur, un guerrier. Souvent, on reproche aux Européens leur éthique de travail, mais lui, c’est sa qualité première. Il est toujours intense, autant en échec avant qu’en replis défensifs. De plus, sa vision du jeu est hors norme.»

Renaud et le directeur général des Cataractes, Martin Mondou, étaient tombés en amour avec le talentueux Russe lors du Défi mondial des moins de 17 ans l’an dernier.

«Les deux, on avait regardé un match de la Russie et, sans se parler, c’était lui qu’on avait numéro un sur notre liste. C’était le gars qu’on avait ciblé et on est privilégiés d’avoir pu mettre la main dessus.»

À toutes les sauces

Déjà, à 17 ans, Ponomarev est une partie fort importante de la relance des Cataractes, qui comptent sur plusieurs joueurs de talent, dont son coéquipier et autre bon espoir en vue du repêchage de 2020, Mavrick Bourque.

Et malgré son jeune âge, Daniel Renaud n’a pas peur de l’utiliser à toutes les sauces.

«On l’utilise à cinq contre cinq, en avantage numérique et, depuis quelque temps, même en désavantage numérique. On a commencé à l’insérer en fin d’infériorité, lors des 30 ou 40 dernières secondes d’une pénalité et il fait très bien ça. Son sens du hockey est tellement développé que ça lui permet d’anticiper les jeux.»