Canadiens de Montréal

«Je ne suis plus capable!»

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Depuis la blessure de Jonathan Drouin, les Canadiens de Montréal traversent la tempête parfaite. Le navire s’enlise un peu plus chaque sortie.

En six matchs sans le numéro 92 - et Paul Byron, également sur la touche - le Tricolore a collé autant de défaites (0-4-2) et n’a inscrit que 16 buts pour une moyenne de 2,66 par rencontre.

Pire encore, il a accordé 31 filets à l’adversaire. Cela signifie que la lumière rouge a scintillé environ 5,1 fois derrière son filet chaque affrontement pendant cette glissade inquiétante.

Au cœur de sa pire séquence de la jeune saison, on peut se demander quel est le vrai visage du Bleu-blanc-rouge : l’équipe qui joue au-dessus de sa tête pour gagner des matchs ou celle qui se compromet à l’attaque sans être vaillante défensivement?

«Le tripe de "scorer" des buts, moi je ne suis plus capable!», a indiqué le journaliste de TVA Sports Renaud Lavoie, vendredi, à «JiC».

«Que les Canadiens marquent quatre ou cinq buts et qu’ils perdent 6-5, ça ne me tente plus.»

Marquer moins pour gagner plus?

On le sait, les défenseurs ont été montrés du doigt à quelques occasions au cours des récents déboires du CH. Les arrières ont beau contribuer à l’attaque, ils doivent être plus responsables, prendre moins de risques et limiter les revirements.

Pour Renaud Lavoie, cela pourrait avoir deux conséquences contradictoires : marquer moins de buts et gagner davantage de duels.

«Il va peut-être falloir poser la question aux gens qui nous regardent, a-t-il ainsi interpelé les amateurs de hockey. Accepteriez-vous du hockey plate, très plate, pour permettre à votre équipe de peut-être accéder aux séries?»

«Parce que si ça continue à jouer le hockey excitant qu’on connait présentement, elle ne gagnera pas. Je te le garantis.»

«Dans le boulier, on va sortir fort.»

L’animateur Jean-Charles Lajoie, qui a toujours fait la promotion des hockeyeurs d’ici, n’aurait aucun problème à voir des matchs enlevants se solder par des défaites si un tel sort aide l’organisation à être au plus fort de la course pour gagner la loterie Alexis Lafrenière.

«Est-ce que je peux être ton premier répondant? Ma réponse est non. Je n’accepte pas qu’on joue du hockey plate. J’accepte qu’on perde avec un bon ‘show’ comme (mercredi). En juin, dans le boulier, on va sortir fort.

«C’est la dernière année que j’accepte ça.»

Renaud Lavoie persiste et signe.

 «Les gens qui vont au Centre Bell veulent un spectacle. Ils veulent voir leur équipe gagner. Tu ne veux pas que les gens, au 25 décembre, autour de la tourtière, commencent à se dire "hey, on a une chance de repêcher au premier rang"!»

Dans la vidéo, ci-dessus, voyez le segment «La Mise en échec» à «JiC».