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David Backes a craint le pire

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David Backes a eu la peur de sa vie lorsque Scott Sabourin, qui venait de tenter de le mettre en échec, s’est écroulé sur la patinoire du TD Garden. Jamais il n’avait assisté à une scène aussi effroyable.

«Au cours de ma carrière, j’en ai vu des gars se faire mettre KO par une mise en échec. Au bout de quelques secondes, ils se secouent et se demandent un peu ce qui s’est passé. Mais cette fois-là, ça n’avait rien à voir», a raconté l’attaquant des Bruins, samedi midi, à son premier bain médiatique depuis l’événement survenu le 2 novembre.

«Il saignait de la bouche, du nez et d’un oeil. Il ne bougeait pas. Il m’a semblé inconscient pendant plusieurs minutes. J’ai eu peur qu’il soit grièvement blessé», a poursuivi ce vétéran de 35 ans ayant 936 matchs dans la LNH.

Secoué autant mentalement que physiquement, Backes est retraité au vestiaire, en larmes, aussitôt que la civière sur laquelle se trouvait le joueur des Sénateurs eut quitté la glace.

«Ma vision était floue. Je pensais à ma famille. Je pensais aussi à la sienne qui venait de voir ce qui s’était produit à la télé.»

Le lendemain, il a été en mesure d’entrer en contact avec Sabourin, ce qui l’a grandement soulagé.

Un cerveau en pleine santé

Victime de symptômes s’apparentant à ceux d’une commotion cérébrale, Backes n’a pas disputé un match depuis. La pratique de samedi était son premier véritable entraînement depuis ce soir-là.

Lui-même victime de plusieurs commotions cérébrales au cours des années (il estime en avoir fait 10), Backes s’est demandé si le temps n’était pas venu, pour sa santé et son avenir, d’accrocher ses patins.

Pour en avoir le coeur net, il s’est plié à une batterie de tests en plus de consulter plusieurs sommités en la matière.

«J’ai rencontré plusieurs neurologistes. Je voulais connaître l’état de mon cerveau, mais également savoir ce qui m’attendait à long terme, après ma carrière. Les réponses que j’ai obtenues ont été plus positives que ce à quoi je m’attendais. Ils m’ont assuré que je n’avais rien à craindre, même si j’encaissais d’autres coups.»

Une excellente nouvelle, mais vaudrait peut-être ne pas trop prendre de risque.

Par ailleurs, Bruce Cassidy a confirmé que Patrice Bergeron n’affrontera pas le Canadien. Le cas de Brad Marchand, apparemment aux prises avec une grippe, est incertain.