Impact de Montréal

Pour que le monde du sport rattrape le monde ordinaire

Publié | Mis à jour

L’ancien joueur de l’Impact David Testo a fait parler de lui il y a environ dix ans lorsqu’il est devenu l’un des tout premiers athlètes professionnels à révéler publiquement son homosexualité.

Aujourd’hui, l’Américain n’est plus un joueur de soccer. Sa dernière saison, il l’a disputée en 2011 avec l’Impact. Ces dernières années, il a notamment participé à un documentaire qui parle de l’homosexualité dans le sport, «Franchir la ligne», qui a été réalisé par Paul Émile d’Entremont pour l’Office national du film.

Le long-métrage, qui couvre différents aspects de ce tabou résistant, sort ces jours-ci. Lorsqu’il a commencé à participer au film, il y a quatre ans, Testo se demandait si le sujet allait être encore pertinent lorsqu’il finirait par sortir.

«Mais pour être honnête, c'est plus important que jamais en ce moment», a-t-il admis, jeudi, en entrevue à l’émission «Les Partants».

Désormais basé à Vancouver, Testo est revenu sur la période où il a fait son «coming out».

«En y repensant maintenant, ces moments de ma vie étaient incroyablement difficiles», a-t-il souligné.

Heureusement pour lui, l’organisation de l’Impact et ses coéquipiers de l’époque n’avaient pas de problème avec son orientation sexuelle. Le fait d’être à Montréal, une ville très tolérante à ce sujet, a aussi beaucoup aidé.

«C’était quelque chose de gros, s’est-il souvenu. Mais c'était quelque chose qui avait besoin d'être fait et cette histoire mérite d'être racontée parce que si on regarde la situation dans laquelle le soccer et les autres sports se trouvent, il y a zéro représentation des personnes LGBT.»

En gros, David Testo espère qu’en matière de respect et d’intégration des homosexuels, le monde du sport rattrape la société en général. Si l’homophobie existe encore, elle est de moins en moins présente dans la vie de tous les jours.

«Je pense qu'on va y arriver, et il faut qu'on y croie, parce que comment cela ne peut pas finir par arriver?», s’est-il questionné.

Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.