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«Ça laisse un goût amer» - P.K. Subban

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Le défenseur des Devils P.K. Subban estime que la controverse entourant l’entraîneur des Flames, Bill Peters, est une occasion pour la LNH de progresser dans la bonne direction.

Peters est au cœur de la tourmente depuis quelques jours après que d’anciens joueurs eurent dénoncé certains de ses abus au fil des années. Parmi ces abus, il y des insultes racistes, rapportées par l’ancien joueur de la LNH Akim Aliu sur Twitter.

«Le hockey est supposé être un sport pour tout le monde et à ce sujet, on doit faire tout ce qu'on peut, peu importe qui ça concerne», a indiqué Subban jeudi, en marge de l’entraînement des Devils, qui se préparaient à affronter les Canadiens à Montréal.

«Akim est un gars que je connais depuis que j'ai six ou sept ans, a également mentionné le défenseur-vedette. J'ai joué avec lui, je connais sa famille et il connaît la mienne très bien aussi. C'est un bon gars.»

«Mais je ne connais pas tous les détails de l'histoire, a poursuivi le numéro 76. En général, tu n'as pas besoin d'aller sur Twitter, les gars en parlent. Tant que je n'aurai pas toute l'information, je ne vais pas commenter sur ce qui s'est exactement passé. Mais je peux dire que de façon générale, ça laisse un goût amer à tout le monde. Ça paraît mal.»

Voyez son point de presse complet dans la vidéo ci-dessus.

Quoiqu’il advienne, le joueur de 30 ans pense surtout à ceux qui arriveront après lui.

«J'aimerais un jour que mes enfants soient capables de jouer dans la LNH et de le faire dans un environnement sain, a-t-il expliqué. Je veux que les fils, les cousins, les neveux de n'importe qui puissent arriver dans une ligue qui accepte tout le monde. Il ne faut pas développer que de bons athlètes, il faut aussi développer de bonnes personnes.»

«Il y a de jeunes adultes dans la ligue et il faut leur procurer un bon mentorat, a également indiqué Subban. Cela dit, j'adore ce sport, j'adore jouer dans la LNH et je ne souhaite que le meilleur pour cette ligue. En espérant que toutes ces histoires soient bien gérées de façon à permettre à la ligue de progresser.»

Une bonne carapace

Subban a sans doute encaissé des insultes racistes à un moment ou un autre de son parcours dans le hockey. À ce sujet, il se montre très philosophe.

«J'ai eu beaucoup d'entraîneurs dans ma vie et j'ai traversé beaucoup de choses, mais je peux vous dire ceci: tout ce que j'ai vécu, ce n'est rien à côté de ce que Willie O'Ree, Herb Carnegie, Mike Marson, ou n'importe quel joueur noir, ont dû subir, a-t-il souligné. Quand ça arrive, je me dis que ce sont les gens qui disent ces choses-là qui ont des problèmes. Pas moi.»

Le joueur ontarien, qui n'a pas l'habitude de se plaindre de ce genre de chose, trouve une façon de ne pas trop se laisser atteindre.

«J'ai toujours été un gars positif, a-t-il rappelé. Même si quelqu'un dit quelque chose, la majorité du temps, je n'en tiens même pas compte, je m'en fous complètement.»

Pas trop perturbé par les huées

L’ancien des Canadiens a aussi fait preuve de classe lorsqu’il a été questionné au sujet des huées dont il a fait l’objet au Centre Bell lors de la dernière visite des Devils, il y a moins de deux semaines.

«Je suis habitué de me faire huer dans la plupart des arénas», a-t-il admis en souriant.

«C'est le sport, c'est compétitif, a-t-il poursuivi. Autant je ne doute pas que j'ai plusieurs partisans ici, il y a aussi des partisans des Canadiens qui se passionnent pour leur équipe, qui veulent la voir gagner et qui sont loyaux envers celle-ci. C'est ce qui rend spécial le fait de jouer pour les Canadiens.»

«Quand je vais sur la glace, je ne me préoccupe pas des huées ou des encouragements, a insisté le défenseur. Ce qui compte, ce sont les deux points.»

Quoiqu’il advienne, P.K. Subban aimera toujours Montréal.

«Je suis au fait de tout le soutien que j'ai dans cette ville, ça se voit tous les jours, que je sois dans la rue, ou quand je vais au resto, ou à l'hôpital, a-t-il assuré. Les gens me soutiennent énormément, d'une façon inimaginable, probablement même que je n'en mérite pas autant. J'adore revenir jouer à Montréal. Que les partisans me huent ou m'encouragent, je continue à les aimer.»