Minnesota Wild v New Jersey Devils

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LNH

Hughes, le bon élève

Journal de Montréal / Jean-François Chaumont

Publié | Mis à jour

Il y a toujours son lot d’attentes avec un premier choix au total. Jack Hughes savait qu’il vivrait avec cette réalité, mais il n’est pas seul dans son monde avec les Devils du New Jersey.

À l’intérieur du vestiaire des Devils, il y a trois premiers de classe à un repêchage. Taylor Hall (2010 avec les Oilers d’Edmonton) et Nico Hischier (2017 avec les Devils) ont aussi appris à composer avec cette pression.

«C’est bien de ne pas être le seul, a raconté Hughes à quelques heures du match contre le Canadien au Centre Bell. Hall a pratiquement tout expérimenté dans la LNH. Il y joue depuis plusieurs saisons. Je suis chanceux de pouvoir profiter de ses conseils.»

«J’ai une moins grande différence d’âge avec Nico, alors je suis un peu plus proche de lui, a poursuivi le rapide centre. Il peut comprendre ce que je vis et ce que je ressens. Il n’y a pas longtemps, il était aussi un tout premier choix qui faisait ses débuts dans la LNH.»

À 20 ans et à sa troisième saison dans la LNH, même s’il n’a pratiquement pas de poils au menton, Hischier peut servir de jeune mentor pour son coéquipier.

«Oui, j’essaye de l’aider le plus possible, a dit le Suisse. Mais il se débrouille bien. Il y a parfois de petits détails où je peux le conseiller. Je n’hésite pas à le faire quand je remarque des choses. Jack doit surtout comprendre et réaliser que les saisons sont longues. Quand il y a un match où tu ne te sens pas aussi bien et où tu ne joues pas à la hauteur de ton talent, tu ne peux pas t’en soucier trop longtemps. Tu ne peux pas toujours être au sommet. Il y a toujours un autre match pour te racheter. Malgré tout, tu dois tenter de rester constant.»

Un lent départ

Hughes a fait le saut dans la LNH après une fulgurante saison de 112 points (34 buts, 78 passes) en 50 matchs avec le programme américain des moins de 18 ans.

À ses premiers pas à Newark, le natif d’Orlando en Floride a rapidement réalisé qu’il aurait besoin d’une période d’adaptation. Il a patienté jusqu’à son 8e match avec les Devils avant d’obtenir son premier point dans la LNH et il a marqué son premier but à son 9e match.

«C’était frustrant et je ne cacherai pas que j’avais de la misère à gérer mes émotions, a reconnu le numéro 86. J’avais des occasions de marquer, mais je n’y arrivais pas. J’ai réussi à surmonter ce lent départ et je perçois une amélioration dans mon jeu.»

«Je trouve que ça va assez bien, a-t-il enchaîné. Je m’attendais à ce que ce soit difficile. Je me retrouve dans une ligue difficile, la meilleure ligue au monde. J’ai eu besoin de m’ajuster à ce niveau, mais je suis heureux de ma progression.»

Avant son passage au Centre Bell, Hughes a récolté 11 points (4 buts, 7 passes) en 23 matchs avec les Devils.

«Pour un jeune de 18 ans, il joue très bien, a mentionné le défenseur P.K. Subban. Ce n’est vraiment pas évident d’arriver dans cette ligue à cet âge. Jack a un rôle offensif, mais il fait aussi très attention à son jeu défensif. Il est très responsable. J’aime aussi l’énergie qu’il dégage, il a toujours le sourire aux lèvres.»

À 5 pi 10 po et 170 lb, Hughes a maintenant comme défi d’affronter des joueurs plus expérimentés et plus forts physiquement.

«Il y a plusieurs choses plus difficiles à mes yeux. Évidemment, je ne suis pas le plus gros joueur sur la glace, mais je peux utiliser ma rapidité pour m’en sortir. Et ce n’est rien de nouveau pour moi, j’ai toujours été petit.»

Un œil sur Vancouver

Quand il n’est pas sur la glace avec les Devils, Hughes consacre une partie de son temps à suivre les activités des Canucks de Vancouver, l’équipe de son frère aîné.

Quinn Hughes, un défenseur de 19 ans et 7e choix au repêchage de 2018, a un départ phénoménal avec les Canucks, ayant obtenu 21 points (2 buts, 19 passes) en 25 rencontres.