Abraham Toro

Crédit : Chantal Poirier / JdeM

Baseball - MLB

Saison morte à Montréal pour Abraham Toro

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Nul n’est prophète en son pays. Cette expression sied parfaitement au Québécois Abraham Toro qui se fait reconnaître beaucoup plus dans les rues de Houston que dans celles de Montréal.

Après avoir connu une progression fulgurante jusqu’au baseball majeur avec les Astros au cours de la dernière année, Toro passe la saison morte dans la région métropolitaine. Il est revenu dès le début du mois de novembre, soit après la défaite de son équipe à la Série mondiale contre les Nationals de Washington.

«C’était important pour moi de venir passer du temps avec ma famille et mes amis», a indiqué Toro, qui loue un appartement à Brossard en attendant le prochain camp d’entraînement des Astros, en Floride, au mois de février.

Un court séjour à Houston, en janvier, est par ailleurs prévu pour des activités promotionnelles avec l’organisation des Astros.

Un t-shirt pas comme les autres

S’il y a un endroit à Montréal où Toro passe moins inaperçu, c’est au centre de balle Grand Chelem. C’est là qu’il s’entraîne régulièrement dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.

«Parfois, quand je vais frapper des balles, il y a des jeunes qui me reconnaissent, a précisé le jeune homme de 22 ans. Certains blaguent en me disant “Where the f*** is Toro?”»

Cette fameuse phrase a été prononcée par le lanceur Justin Verlander lors des célébrations ayant suivi son match sans point ni coup sûr, le 1er septembre à Toronto, au cours duquel Toro a contribué au dernier retrait de la rencontre. Des t-shirts avec le nom du Québécois ont même été imprimés à Houston pour souligner le moment.

«C’était drôle parce que je voyais des gens qui portaient ce t-shirt à Houston, mais j’en voulais un pour moi, a-t-il raconté. Finalement, on m’en a donné un.»

Rester simple

Assumant son nouveau rôle de modèle pour les jeunes Québécois qui rêvent à leur tour de percer dans le baseball majeur, Toro s’assure de demeurer disponible auprès d’eux.

«Je dis surtout aux jeunes de ne pas hésiter à me demander s’ils ont des questions, a-t-il dit. Je me mets un peu à leur place et je veux être un bon exemple pour eux.»

Toro se souvient avoir lui-même été inspiré par certains idoles en grandissant.

«Même si je l’ai surtout connu quand il portait les couleurs des Angels [de Los Angeles], l’ancien joueur des Expos Vladimir Guerrero était un modèle pour moi, a confié Toro. C’était une superstar, mais il restait un gars simple. Il est toujours resté lui-même et j’ai été marqué par ça quand j’étais plus jeune.»

Toro, qui a disputé 25 matchs avec les Astros, emprunte la bonne voie. Malgré ses récents succès, il sait aussi rester simple et accessible.