Canadiens de Montréal

Suspense pendant l'entraînement «correctif»

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À une époque où les réseaux sociaux sont le berceau parfait de ceux qui souhaitent se conforter dans leurs lubies les plus farfelues, il n’est pas rare de voir les partisans des Canadiens de Montréal jeter leur fiel sur leurs favoris. Surtout lorsqu’une avance de 4 à 0 se transforme en un revers de 6 à 5.

Nombreux sont ceux qui auraient aimé voir Claude Julien aligner ses joueurs près du filet de Carey Price et leur imposer quelques longueurs de patinoire. Une bonne séance de patinage sans rondelle, pendant 60 minutes, comme c’était la norme à une autre époque lorsqu’une équipe subissait une pareille déconfiture.

Au fil des ans, les entraîneurs ont fini par comprendre qu’il n’y avait rien de constructif à s’adonner à un supplice semblable. Quoiqu’il peut arriver, parfois, que la situation l’exige.

«Quand c’est relié à un manque d’effort, ça peut arriver qu’un entraîneur donne une séance d’entraînement punitive. Mais dans notre cas, ce n’était pas de la paresse», a indiqué l’entraîneur du Canadien, lundi.

Julien a rappelé que sa troupe avait accordé six buts aux Rangers de New York, samedi, et cinq, quatre jours plus tôt, aux Blue Jackets de Columbus. Une générosité grandement attribuable, selon lui, à un manque de concentration et à de mauvaises décisions.

«Défensivement, nous ne sommes pas assez bons. Et nous ne le sommes pas depuis un bon bout de temps. Alors on a travaillé sur cet aspect», a-t-il déclaré.

Séquences vidéo

Julien a donc axé son entraînement sur le jeu à cinq contre cinq, les transitions et les replis défensifs. Ce qui faisait contraste avec les séances habituelles dont la majeure partie est consacrée aux unités spéciales.

«Ce n’était pas strictement du patinage, mais c’était intense. Il y avait de la compétition. C’est ce qu’il faut. Depuis le premier jour du camp d’entraînement, nous ne cessons de mentionner que la meilleure façon de s’améliorer, c’est de se pousser entre coéquipiers», a expliqué Brendan Gallagher.

Au préalable, Julien avait convié ses ouailles dans le bon vieux local d’audiovisuel où il leur a présenté quelques vidéos des derniers matchs. Contrairement à ce qui se passe à l’école secondaire, personne ne s’est endormi.

«On a regardé plusieurs séquences pour éclaircir les choses que l’on voulait rectifier. Quand tu le vois, c’est plus clair que lorsque tu te le fais simplement dire», a-t-il argué.

Parions que quelques replis défensifs difficiles et décisions douteuses ont meublé cette projection.

«Nous n’avons pas aidé nos défenseurs, on doit mieux travailler en unité de cinq en zone défensive et on doit être meilleur en territoire neutre», a déclaré Tomas Tatar dont la fiche de -6 est la pire de l’équipe au cours de l’actuelle séquence de quatre revers.

«On a travaillé sur les aspects déficients qui permettront d’améliorer notre jeu. Espérons que ce sera visible demain [mardi]», a-t-il ajouté.

Les Bruins sans Bergeron

Vaut mieux que ce soit le cas puisque la grosse machine des Bruins sera en ville, ce soir. La troupe de Bruce Cassidy a marqué au moins quatre buts dans quatre de ses six derniers matchs. Depuis son revers contre le Canadien, le 5 novembre, elle affiche un dossier de 4-1-3.

L’incorrigible Brad Marchand sera à surveiller. Ses sept points, dont trois buts, lui ont valu la première étoile de la semaine dans le circuit Bettman. David Pastrnak, avec quatre buts en autant de rencontres, n’est pas en reste.

Patrice Bergeron, auteur de quatre mentions d’assistance à sa dernière sortie, ne participera pas au match. Blessé au bas du corps, il n’a pas accompagné les Bruins pour ce court voyage de deux matchs à Montréal et Ottawa. Il a raté deux matchs, la semaine dernière, pour la même raison.

La formation du CH était cependant inchangée à l’entraînement, lundi, en ce sens que les trios et paires de défenseurs étaient les mêmes que lors du match contre les Rangers.