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Soccer - Euro 2020

La France à la recherche de l'exploit rarissime

Publié | Mis à jour

Championne du monde en titre, la sélection nationale française de soccer tentera en 2020 de réaliser le doublé Coupe du monde-Euro, un exploit que peu d’équipes ont réussi à accomplir.

Après avoir soulevé le trophée de la Coupe du monde en 2018, la France aura une cible dans le dos lors du prochain championnat européen. Pour l’heure, les représentants de l’Hexagone ont bien fait au cours du tour préliminaire, mais tout reste encore à prouver alors que la vraie compétition commencera en juin.

«Je ne pense pas qu’il y ait plus de pression, mais peut-être une attente, a déclaré Guy Stéphan, l’entraîneur adjoint de la France, qui était de passage à Montréal ce week-end. Évidemment, le fait d’avoir été champions du monde fait que tous espèrent que ça se passera comme en 1998 [victoire en Coupe du monde] et en 2000 [victoire à l’Euro], mais c’est quelque chose qui est rarissime.»

Un exploit si rare, en fait, qu’il n’a été réalisé qu’à trois reprises. Outre la France, l’Allemagne de l’Ouest (Euro 1972 et Coupe du monde 1974) et l’Espagne, qui a réussi un triplé (Euro 2008, Coupe du monde 2010 et Euro 2012), sont les seules nations européennes à avoir accompli ce fait d’armes.

Du pain sur la planche

Remporter l’Euro ne sera cependant pas une tâche facile pour la France. Ce tournoi est plus ouvert que jamais comme le prouve la présence en 2016 des modestes Gallois en demi-finale et la victoire d’un Portugal que personne n’attendait.

«Il faudra faire attention aux nations revanchardes. L’Italie et les Pays-Bas n’ont pas participé à la dernière Coupe du monde. Je pense à l’Allemagne, qui a été éliminée au premier tour et qui a perdu face à la Corée du Sud, a analysé Stéphan. Le défi est de maintenir notre niveau et d’être aussi forts qu’à la Coupe du monde. Il y aura probablement quelques changements de joueurs.»

En raison de sa place au classement, la France fera partie du deuxième chapeau lors du tirage au sort des groupes. Elle pourrait donc croiser un géant comme l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie ou encore l’Angleterre en phase de groupes.

«On aimerait la cohésion et l’état d’esprit de la Coupe du monde, a souhaité le second de Didier Deschamps. On ne devra pas faire d’erreurs au plan tactique et être prêt pour les matchs à élimination directe. C’est là que ça se joue.»

Un passage à Saint-Hyacinthe

Si un entraîneur de renom comme Guy Stéphan était au Québec, c’était pour donner une conférence à une centaine d’éducateurs du soccer québécois, en plus de tenir une séance d’entraînement basée sur le jeu collectif pour des jeunes de 17-18 ans, à Saint-Hyacinthe.

«Il y a un partenariat qui fonctionne très bien entre la Fédération française de football et Soccer Québec, a rappelé l’homme de 63 ans. C’est un partenariat à propos de la formation des entraîneurs, des joueurs et des arbitres. Il y a des échanges très enrichissants.»

«Mon propos pour samedi matin sera de parler de la Coupe du monde, a mentionné Stéphan, jeudi. Comment la France a préparé cette Coupe du monde, comment elle a choisi ses joueurs, ses combats. Quel a été son mode de préparation, quelle tactique elle a utilisée, etc.»