Canadiens de Montréal

«Ça augmente le niveau de stress» -Molson

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 Il y a des journées où être le propriétaire et président du Canadien de Montréal doit être plus difficile que d’autres.

En plein cœur d’une série de quatre revers et surtout après l’hécatombe de samedi soir face aux Rangers de New York, disons que ce n’est pas un Geoff Molson plein de confiance qui a rencontré les médias, lundi après-midi, à Laval. Voyez son point de presse dans la vidéo ci-dessus.

«Ce n’est pas le "fun" de voir un match comme celui de samedi soir, car ça augmente le niveau de stress de tout le monde», a dit l’homme de 48 ans en parlant du revers des siens de 6 à 5, durant lequel ils avaient inscrit les quatre premiers buts de la rencontre.

«Nous aurions dû gagner. L’an passé, nous avons raté les séries par un match. Chaque partie est importante et c’est décevant.»

Molson a toutefois tenté de remettre les choses en perspective au moment où sa formation est toujours bien placée dans l'Association de l'Est.

«Si nous regardons le classement, nous sommes en troisième position dans notre section. Nous sommes en avance sur d’autres équipes qui essaient de nous rattraper. [...] Moi, je reste toujours optimiste.»

Une blessure qui fait mal

Malgré son optimisme, le propriétaire du CH ne se fait pas de cachette et il consent que la perte de Jonathan Drouin pour une période huit semaines nuit à son club.

«Nous ne voulons jamais perdre un joueur de son calibre, a d’abord exprimé Molson lorsque questionné sur la perte du numéro 92. [...] C’est un excellent joueur de hockey dont l’absence fait très mal.»

Ayant régulièrement réitéré sa confiance envers Marc Bergevin, Molson ne s’attend pas à ce que son directeur général fasse une transaction pour pallier l’absence du Québécois.

«Toutes les équipes vivent ce phénomène en raison du plafond salarial. Que ce soit les Penguins de Pittsburgh avec la blessure de Sidney Crosby, ou nous avec les blessures de nos joueurs, c’est très difficile de prendre une décision à court terme afin de réparer une situation à court terme, car à long terme, ça peut fait mal.»

«C’est très rare de voir cela, mais tous les directeurs généraux se parlent au quotidien, donc on ne sait jamais.»

Une équipe de l'ECHL au Québec?

Molson était de passage dans une école primaire de Laval dans le cadre d’un programme communautaire en lien avec le Rocket, club-école du Tricolore dans la Ligue américaine.

L’occasion était donc parfaite pour le questionner sur les rumeurs persistantes concernant la possible venue d’une équipe de la Premier AA Hockey League (ECHL) dans la ville de Trois-Rivières.

«Nous avons entendu les rumeurs, mais pour le moment, nous ne sommes pas impliqués», a révélé Molson dont l’organisation n’a pas d’affiliation avec une équipe du troisième circuit en importance en Amérique du Nord.

L'homme d'affaires n’a cependant pas fermé la porte à une possible association future.

«Quand nous avons une opportunité d’être plus impliqués dans la province du Québec, c’est important pour nous. [...] En date d’aujourd’hui, nous ne sommes pas impliqués, mais s’ils veulent venir nous voir et discuter d’une opportunité, nous allons être à l’écoute.»