Photo : Les Dinos de Calgary ont gagné la Coupe Vanier 2019 à Québec. Crédit : DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC

Football universitaire RSEQ

USports vise Saskatoon pour la Coupe Vanier 2020

Agence QMI / Richard Boutin

Publié | Mis à jour

On saura d’ici une semaine si la Coupe Vanier 2020 aura lieu à Saskatoon comme le souhaite USports.

Hôtes de la Coupe Grey l’an prochain, les Roughriders de la Saskatchewan sont aussi prêts à accueillir la Coupe Vanier en partenariat avec l’Université de la Saskatchewan, mais ils veulent une réponse au plus tard, vendredi.

«Le plan est que je discute avec le commissaire Randy Ambrosie après la Coupe Grey (qui se déroulait dimanche) et qu’on parle aux quatre conférences, a expliqué le directeur général de USports Graham Brown, samedi lors d’un long entretien avant le botté d’envoi de la 55e édition de la Coupe Vanier. Les Riders veulent une réponse au plus tard vendredi.»

«Je suis convaincu que nos membres voient les avantages d’un alignement avec la LCF dans la croissance et le développement de notre produit et je suis confiant d’obtenir leur appui, de poursuivre Graham, mais je ne suis pas certain qu’ils vont accepter d’embarquer dans ce projet dès 2020 compte tenu des délais limités pour étudier les impacts.»

Le principal impact serait de devancer le calendrier d’une semaine. «Ce n’est pas si simple de débuter la saison une semaine plus tôt, a indiqué le PDG de USports. C’est compliqué et ça l’est encore davantage en Ontario avec 11 équipes. Si nos membres acceptent le principe et souhaitent attendre en 2021, on vivra une année de transition. À compter de 2021, le plan est de présenter les deux événements dans le même stade et dans la même ville. L’option de deux villes est uniquement pour 2020. À mon avis, la Saskatchewan est la seule province où les deux parties peuvent être disputées dans des villes différentes et que ça fonctionne. L’intérêt pour le football en Saskatchewan et la présence d’un bon programme à l’Université de la Saskatchewan et d’un beau stade permettraient de connaître le succès.»

Félicitations à Laval

Qu’arrivera-t-il si jamais les membres préfèrent que la Coupe Vanier conserve la formule actuelle et continue de voler de ses propres ailes ? «J’espère ne pas regarder cette option, a souligné Graham. Si c’est le cas, on va devoir continuer de se battre tous les ans pour trouver une institution hôtesse. Il y a des universités qui pourraient accueillir la Coupe Vanier, mais seulement quelques-unes possèdent les infrastructures appropriées. Sur les 27 programmes, il y a 15 programmes qui misent sur un stade de 3500 personnes et moins, ce qui n’est pas suffisant. Les petites écoles ne seraient pas en mesure d’avoir autant de personnel que Laval le fait. C’est la même chose pour nous alors que le bureau compte moins de 20 employés.»

Même si le PEPS a accueilli, samedi, la plus petite foule des six éditions présentées à Québec, Brown lève son chapeau au comité organisateur et aux dirigeants. «Il n’y a aucune autre institution au pays qui aurait pu accueillir une plus grosse foule en l’absence de l’équipe locale, a-t-il déclaré. C’est pourquoi on travaille si fort pour avoir un alignement complet avec la LCF pour garantir de bonnes foules à chaque année. Les étudiants athlètes méritent d’évoluer devant des gradins remplis et on doit trouver une façon de le faire.»

«Depuis que je suis en poste il y a cinq ans, les relations avec la LCF n’ont jamais été aussi fortes, de poursuivre Brown. La LCF mise sur un commissaire fantastique qui regarde plus que son produit. Dès l’an prochain, nous aurons des partenariats au niveau du marketing, de la promotion, du camp d’évaluation, du Défi Est-Ouest et des statistiques. Notre système archaïque sera remplacé par le même que celui de la LCF.» Les statisticiens des Alouettes de Montréal étaient au PEPS, samedi, pour un essai.