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LHJMQ

L’année rocambolesque d’Hendrix Lapierre

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L’année de repêchage d’Hendrix Lapierre n’est pas exactement ce qu’on pourrait qualifier de long fleuve tranquille. Oh, mais là, vraiment pas. Jeudi soir à Moncton, l’attaquant des Saguenéens de Chicoutimi a été victime d’une deuxième commotion cérébrale cette saison et d’une troisième en huit mois. Il a été frappé par le capitaine des Wildcats, Jakob Pelletier, alors que ce dernier sortait du banc des pénalités. Il ne l’a jamais vu venir.

Le jeune espoir de premier plan en vue du repêchage de la LNH l’été prochain venait à peine de revenir au jeu, au début du mois de novembre.

La situation risque d’inquiéter plusieurs équipes de la LNH et, du côté des Saguenéens, on assure que tout sera fait afin de s’assurer que le no 92 revienne à 100 %.

«Le plus important pour l’instant et ce qui nous importe est l’état de santé d’Hendrix. Et tout sera mis de l’avant pour s’assurer des suivis afin de prendre toutes les mesures nécessaires afin de rétablir la santé de notre joueur», a mentionné l’entraîneur-chef des Saguenéens de Chicoutimi, Yanick Jean, dont le joueur est absent pour une période indéterminée.

Saison inégale

Le tout survient alors que Lapierre tentait tant bien que mal de retrouver la touche. Ironiquement, Le Journal s’était entretenu avec lui quelques heures avant le match de jeudi dernier, lorsque les Sags venaient tout juste de débarquer à Moncton. De son propre aveu, le jeune joueur de centre n’avait toujours pas été en mesure de retrouver le niveau qu’il avait présenté lors de la Coupe Hlinka-Gretzky en août.

Il faut dire que sa campagne avait débuté sur les chapeaux de roue. Lors de ce tournoi réservé aux meilleurs joueurs au monde de moins de 18 ans, Lapierre avait été l’un, sinon le meilleur joueur de l’équipe canadienne. Avec 11 points en cinq parties, seul son coéquipier Cole Perfetti (12 points) avait terminé devant lui au championnat des compteurs de l’événement.

À ce moment, on avait commencé à parler de lui parmi les plus beaux espoirs en vue de la cuvée 2020 de la LNH, dans la même conversation que les Quinton Byfield, Lucas Raymond ou Alexander Holtz.

Par contre, sa production offensive n’a pas été aussi convaincante avec les Saguenéens depuis le début de la saison. Avant de tomber au combat, il revendiquait 17 points en 19 parties, dont seulement deux buts. «Je peux en donner plus, avait-il admis en entretien téléphonique avec Le Journal. Je ne suis pas satisfait de mon début de saison, autant sur le plan offensif que défensif. Je peux en faire plus. Quand je vais réussir à retrouver le niveau de jeu que j’avais au Hlinka, je vais avoir du succès.»

Car il ne cachait pas que son jeu avec les meilleurs joueurs de son âge l’avait un peu surpris.

«Lors de ce tournoi, j’ai vu que je pouvais rivaliser avec les meilleurs au monde. Je suis arrivé à Chicoutimi en pleine confiance, mais mon début de saison n’a pas été à la hauteur des standards que j’avais placés au Hlinka.»

Lancer plus

Lapierre reconnaissait aussi que son nombre de buts le tracassait un peu. C’est pourquoi il a arrêté de regarder les statistiques. « Si je me dis constamment que je dois compter des buts, ça ne marchera pas. Je dois simplement envoyer des rondelles au filet et c’est ce qui va me permettre de marquer. » Justement, c’est ce sur quoi l’entraîneur-chef des Sags, Yanick Jean, avait mis le plus d’accent avec le premier choix au total du repêchage de la LHJMQ en 2018.

«C’est un joueur qui aime donner la rondelle à ses coéquipiers. C’est un joueur d’équipe et il fait toujours passer l’équipe en premier, même s’il connait de moins bons moments. Par contre, il doit amener plus de rondelles au filet.»

Reste maintenant à voir quel effet aura sa production offensive, mais surtout ses blessures aux yeux des différentes équipes de recrutement de la LNH. Mais ça, avouons-le, c’est loin d’être une priorité pour le moment.