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Football universitaire RSEQ

Coupe Vanier: Laval ne veut pas être un plan B

Agence QMI / Arnaud Koenig-Soutière

Publié | Mis à jour

L’Université Laval n’entend pas être le plan B du USports en 2020 et invite poliment l’organisation à relocaliser la Coupe Vanier l’an prochain après deux présentations consécutives à Québec.

L’entente qui prévoyait la tenue de deux finales au Stade TELUS étant arrivée à échéance, la Coupe Vanier n’a toujours pas de ville hôtesse annoncée pour 2020.

Or, si par le passé l’Université Laval a pu dépanner l’organisation qui chapeaute le sport universitaire canadien, la lenteur des bonzes de USports à fixer le lieu de la prochaine finale pourrait finir par avoir raison de la patience de la direction des sports de l’Université Laval.

«Notre date butoir était pas mal [samedi]. On n’a pas eu de nouvelles pour le moment», indique la directrice du Service des activités sportives de l’UL, Julie Dionne.

«Deux ans, je pense que c’est bien. Trois ans, peut-être qu’on étirerait la sauce un petit peu. Ce serait bon pour la Coupe Vanier et USports de regarder vers un autre plan», invite-t-elle.

Coupe Grey

Le USports et la Ligue canadienne de football (LCF) ont émis publiquement leur souhait commun de rassembler leur finale respective au même endroit dès l’an prochain.

La formule avait été suivie en 2007 et en 2011. Puis, le partenariat avait culminé avec une affluence record de plus de 37 000 spectateurs à Toronto en 2012.

«Laval a été hôte pendant deux ans. Les fans sont magnifiques, le marketing est très bien. Il faut leur donner un petit break et trouver un autre endroit. [...] On est en train d’en discuter avec la LCF. On a besoin de réponses», a indiqué samedi la directrice de USports, Lisette Johnson-Stapley.

Des discussions se poursuivent actuellement pour que ce ticket de finales soit de retour l’automne prochain à Regina, en Saskatchewan, où se déroulera la Coupe Grey en 2020.

Pendant ce temps, Québec reste en plan et, s’il n’en tient qu’à l’UL, l’organisation du Rouge et Or ne sera pas un plan B advenant un échec des négociations avec la LCF.

«On ne lèvera pas la main pour la prochaine Coupe Vanier. On en est là. Je ne dis pas que ça ne peut pas changer, mais on n’est pas dans cette direction-là pour le moment. C’est dans l’intérêt d’autres organisations de lever la main et de prendre l’événement en main», juge Julie Dionne.

Plus petite foule

Les difficultés à attirer des amateurs de football au Stade TELUS se sont concrétisées en l’absence du Rouge et Or du match ultime. L’assistance de 8376 spectateurs aura été la plus petite foule des six éditions de la Coupe Vanier présentées à Québec.

Les célébrations d’avant-match étaient d’ailleurs bien peu courues, samedi, comparativement aux festivités similaires avant les rencontres du Rouge et Or.

«Il faut se rappeler qu’il y a des organisations universitaires qui attirent 1000 à 1500 personnes à leurs matchs. Huit mille spectateurs, c’est une belle foule, relativise Julie Dionne. C’est juste que les gens comparent beaucoup aux foules qu’on attire pendant la saison, surtout contre les Carabins quand ça crée une dynamique particulière.»

La première Coupe Vanier disputée à Québec, en 2009, reste celle où les amateurs de football étaient le plus au rendez-vous. Quelque 18 628 spectateurs avaient assisté à la victoire des Gaels de l’Université Queen’s face aux Dinos de l’Université de Calgary.