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LHJMQ

Dossier Robidoux: son coach a hâte d'être fixé

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L’entraîneur-chef des Cataractes de Shawinigan, Daniel Renaud ne s’en cache pas : il a hâte que le sort de son attaquant Mikaël Robidoux soit fixé par le département de sécurité des joueurs de la LHJMQ.

S’il n’excuse pas la mise en échec par-derrière que le vétéran de 20 ans a asséné au défenseur de l’Océanic, Antoine Leblanc, dimanche dernier, Renaud souhaite aller de l’avant une fois que la sanction tombera.

Pour l’heure, Robidoux a été suspendu indéfiniment par le directeur de la sécurité, Éric Chouinard. Il s’agit de sa neuvième suspension depuis ses débuts dans la LHJMQ. Les huit précédentes ont totalisé 26 matchs, incluant celle de 15 matchs en octobre 2018 à la suite d’un coup à l’endroit de Xavier Simoneau, des Voltigeurs.

«Le plus dur dans tout ça, c’est le néant. On est en ce moment dans l’attente de quelle sera la décision finale. J’ai vraiment hâte de voir le verdict, car à partir du moment où il y a un verdict, on pourra tourner la page», a laissé tomber le pilote des Cataractes dont le joueur a discuté vendredi avec Chouinard.

Même si les Cataractes ont réussi le tour de force de combler un déficit de 0-3 contre Drummondville avant de l’emporter, mercredi, le délicat sujet s’est imposé quotidiennement dans les derniers jours.

«Le lendemain, ça m’a atteint, et je suis rendu à 37 ans, alors c’est sûr que pour des joueurs de 16 à 20 ans, c’est leur coéquipier, leur chum, on leur a dit de ne pas y penser, mais c’est sûr que ça les atteint à un certain point», avouait le coach.

Renaud connait bien Robidoux pour l’avoir dirigé à ses deux premières saisons avec les Remparts alors qu’il campait le rôle d’adjoint. Le fougueux patineur, qui risque une lourde peine en raison de son statut de récidiviste, semblait avoir compris qu’il devait modifier son style de jeu, selon son instructeur.

«C’est vraiment plate. Ça fait bientôt 11 mois, et dans ces 11 mois-là, j’ai vraiment senti que Mikaël avait appris. Je l’ai connu à 16 et 17 ans, j’ai coaché contre lui à 18 et 19 ans, et je sentais vraiment que le message avait été saisi», a expliqué Renaud.