Les Partants

«Il y a une ligne de pensée et c’est la sienne»

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Les Maple Leafs de Toronto sont passés à l’action, mercredi, en congédiant leur entraîneur-chef, Mike Babcock, à la suite des performances décevantes de l’équipe. C’est maintenant l’ère Sheldon Keefe qui s’amorce dans la Ville Reine.

L’ex-hockeyeur québécois Pierre-Alexandre Parenteau est bien placé pour analyser le tout, lui qui a joué sous les ordres de Babcock à Toronto en 2015-2016.

«J’ai été un peu surpris, a confié Parenteau, jeudi, lors de l’émission Les Partants sur les ondes de TVA Sports. Je savais qu’il vivait un peu sur du temps emprunté considérant les deux dernières années (avec des défaites) en première ronde (des séries éliminatoires). En même temps, il ne faut pas oublier que Mike Babcock n’a jamais été l’homme de Kyle Dubas. Ç’a toujours été Sheldon Keefe, avec qui il a gagné à Sault Ste. Marie et aussi quand il était le DG des Marlies.»

Si un autre ancien joueur qui a évolué sous les ordres de Babcock, Mike Commodore, s’est réjoui de son congédiement, ce n’est pas le cas de Parenteau.

«J’ai adoré Mike Babcock, a continué le Québécois. Je ne partage pas du tout les propos de Mike Commodore. C’est quelqu’un qui m’a respecté, qui a relancé ma carrière après une année difficile à Montréal. C’est un gars qui peut être très difficile sur ses joueurs. Il faut que tu performes et que tu fasses ce qu’il dit. Avec Babcock, il y a une ligne de pensée et c’est la sienne. Si tu n’embarques pas là-dedans, tu ne joueras pas. C’est un des gars les plus directs pour lequel j’ai joué. Si tu fais les choses (comme il le veut), il va te récompenser.»

Si le changement d’entraîneur est une chose, la structure organisationnelle et salariale de la formation en est une autre. Avec quatre joueurs (Mitch Marner, Auston Matthews, John Tavares et William Nylander) qui comptent pour plus de 40 millions $ sur la masse salariale, Parenteau croit que le modèle est à repenser.

«On n'a pas vraiment le choix de payer ces gars-là, a analysé Parenteau. Ce sont tous des super-vedettes, tu ne veux pas les échanger. En même temps, je pense que Dubas a fait du bon travail à ce niveau-là. C’est le reste de l’équipe qui m’inquiète. On a beaucoup de joueurs rapides, mais on manque de caractère. On a vu St. Louis gagner de cette manière-là. On a vu Boston leur faire mal en première ronde. Il y a quelque chose à repenser à Toronto.

«[...] Je ne suis pas convaincu qu’on a l’équipe qu’on pense à Toronto. L’échange de Kadri contre Barrie, je ne l’ai jamais accepté. Je pense que ç’a fait très mal à l’équipe. Il manque beaucoup de caractère à Toronto. Il est là le problème. Et c’est Mike Babcock qui a écopé.»

Voyez dans la vidéo ci-dessus les commentaires de Parenteau en intégralité.