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Baseball: un concurrent majeur pour Montréal?

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Cofondateur et ancien vice-président du Magic d’Orlando dans la NBA, Pat Williams souhaite attirer une équipe du baseball majeur dans cette ville floridienne, ce qui pourrait nuire aux visées de Montréal.

Il d’ailleurs dévoilé ses intentions au cours d’une conférence de presse tenue mercredi avant-midi.

Visiblement déterminé, il a déjà trouvé le nom de son club potentiel : les Dreamers, ce qui constituerait «un clin d’œil à Walt Disney et Arnold Palmer ainsi qu’aux nombreux visionnaires ayant aidé au développement de cette région qui est devenue spéciale».

«Orlando continue de grandir et j’ai été chanceux de contribuer à cette progression. Or, la prochaine étape de ce cheminement, c’est qu’elle devienne une ville du baseball majeur. Voilà pourquoi nous sommes ici aujourd’hui», a-t-il déclaré aux médias.

«Depuis la première saison du Magic en 1989, Orlando a prouvé au fil des ans qu’elle représente une ville de sports majeurs, a-t-il précisé dans un communiqué. Les partisans de soccer adulent les Lions d’Orlando City et maintenant, il est temps de se rendre à la plaque pour que le projet de baseball devienne réalité.»

Précisant avoir communiqué avec le bureau du commissaire Rob Manfred, Williams n’a pas voulu s’avancer sur la question d’un nouveau stade, se limitant à dire qu’il importe de s’assurer le soutien du public quant au projet, d’après la chaîne locale WFTV. Puis, interrogé au sujet des Rays de Tampa Bay, il n’a pas semblé très entiché à l’idée de les acquérir. Selon le quotidien «Tampa Bay Times», il a évoqué le bail de cette équipe devant encore jouer huit ans au Tropicana Field de St. Petersburg et le plan «radical» de partager le calendrier avec Montréal.

Un sportif accompli

Williams, 79 ans, avait mis fin à une carrière de 51 ans dans la NBA en avril dernier, lui qui a notamment travaillé plus de trois décennies chez le Magic. En compagnie de l’homme d’affaires Jimmy Hewitt, il a permis à Orlando d’obtenir une concession de la plus importante ligue de basketball au monde en décembre 1988 en prenant part au processus d’expansion. Également, il a agi comme directeur général au sein de quatre organisations différentes, dont le Magic.

«Nous n’avions pas d’équipe, pas d’aréna et pas de garantie à l’époque. Le centre de la Floride y a cru et les abonnements de saison ont commencé à s’accumuler, a-t-il dit à propos des débuts du Magic. Quand la NBA a vu que nous avions totalisé 14 000 engagements pour des billets, elle était renversée. Je crois qu’Orlando a obtenu un club grâce au soutien de sa population et je ne doute pas que ce nombre sera facilement surpassé cette fois.»

Williams a l’expérience du baseball professionnel. Il a signé un contrat avec les Phillies de Philadelphie, le club de sa ville natale, en 1962 et a disputé deux saisons comme receveur au sein de leur filiale A. Il a ensuite été dirigeant dans les ligues mineures. Plus tard, il fut aussi président de la formation AA d’Orlando, dans la Southern League, de 1990 à 1993.