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Crédit : Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

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Antony Auclair souhaite rester à Tampa

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S’il n’en tient qu’à Antony Auclair, son avenir dans la NFL se poursuivra à Tampa avec les Buccaneers. L’ailier rapproché, qui a dû mettre une croix sur le reste de la saison en cours en raison d’une blessure à un orteil, estime avoir fait ses preuves et se dit prêt à toute éventualité si son équipe décide de regarder ailleurs.

Dans ses premiers commentaires publics depuis que les Buccaneers ont confirmé qu’ils inscrivaient son nom sur la liste des blessés à long terme le 6 novembre dernier, Auclair s’est montré totalement confiant en son avenir, lors d’un entretien téléphonique avec «Le Journal de Québec».

La blessure est survenue à un bien mauvais moment pour celui dont le contrat vient à échéance au terme de la saison, mais le Beauceron format géant garde le moral.

«C’est dur de ne pas être avec mon équipe, des gars avec qui je passe normalement toute ma semaine, mais ça va quand même bien. Le moment de la blessure n’est pas trop bon parce qu’en ratant la moitié de la saison, je laisse beaucoup de jeux sur le terrain. Je pense quand même avoir montré assez de choses pour prouver que je fais le travail», estime Auclair.

Selon lui, des négociations avec l’équipe devraient s’amorcer sous peu. «Le processus va commencer», s’est-il limité à dire.

Joueur établi

En trois saisons dans la NFL, Auclair a capté 10 passes et a joué un rôle important sur plusieurs phases des unités spéciales. Avant toute chose, à l’offensive, il est désormais respecté au plus haut point comme bloqueur.

Cet automne, le joueur de 26 ans a fait face sur une base régulière aux meilleurs joueurs à différentes positions sur les fronts défensifs adverses.

«C’est une belle marque de respect. Je me suis souvent retrouvé homme à homme devant des plaqueurs ou des ailiers reconnus comme [Gerald] McCoy, [Sheldon] Rankins, [Jadeveon] Clowney et [Cameron] Jordan. J’ai été constant dans mon jeu toute la saison, mais il n’y a juste pas de statistiques pour appuyer mon jeu», a-t-il analysé.

«Je crois que je suis maintenant un joueur établi dans cette ligue. C’est clair que je veux rester à Tampa parce que j’aime la ville, l’équipe et le personnel d’entraîneurs. Si, par contre, je dois me retrouver ailleurs, je sais que je peux connaître du succès», a-t-il tranché.

Pas de regrets

Avec du recul, Auclair affirme avoir su dès qu’il a été blessé, en première demie face aux Seahawks de Seattle, que sa saison venait probablement de prendre fin. Il a tout de même continué de jouer jusqu’à la fin, encaissant avec les siens un revers crève-cœur de 40 à 34 en prolongation.

«Tu connais ton corps et tu sais tout de suite que c’est grave, mais je voulais absolument travailler avec mes "chums" pour gagner ce match-là. L’équipe avait besoin d’une victoire et je savais que je jouais un rôle important, même si je pouvais à peine courir. Même si j’avais arrêté de jouer, le mal était fait et je tenais à prouver à mon équipe que j’ai toujours le cœur à la bonne place.»

Opéré à Green Bay la semaine dernière, Auclair poursuivra sa rééducation dans l’entourage de l’équipe, à Tampa. Il regagnera Québec au terme de la saison et sera rétabli à temps pour les premiers entraînements hors saison.

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Des insuccès difficiles à expliquer

Depuis qu’Antony Auclair s’est joint aux Buccaneers en 2017, l’équipe a savouré la victoire seulement 13 fois en 42 tentatives. S’il ne cache pas que la situation est frustrante, l’ancien du Rouge et Or de l’Université Laval continue de croire que le portrait pourrait changer rapidement.

En 2017, les Buccaneers ont subi sept revers par une possession ou moins. Même constat en 2018, tandis que cette saison, ce scénario s’est déjà produit quatre fois.

«C’est la même histoire depuis trois ans. Comme joueur, c’est vraiment sacrant! On sait qu’il y a en masse de talent dans cette équipe, mais on ne trouve pas de solution à nos problèmes. C’est la responsabilité des joueurs et pas des entraîneurs parce que c’est fou à quel point on se tire dans le pied avec des erreurs tout le temps. Je ne sais pas comment l’expliquer», a dit Auclair.

De bonnes relations

Justement, loin de lui l’idée de blâmer le personnel d’entraîneurs. La transition avec le nouveau régime de Bruce Arians s’est bien déroulée pour l’orgueil de Notre-Dame-des-Pins.

«J’adore nos entraîneurs. Je me suis senti comme une recrue qui devait tout réapprendre au départ, mais depuis, ça se passait très bien. Bruce Arians est vraiment un bon entraîneur-chef. J’adore mon entraîneur de position [Rick Cristophel] et mon entraîneur des unités spéciales [Keith Armstrong]. C’est important d’avoir de bonnes relations de travail», a-t-il souligné.

Étant donné les résultats peu convaincants de l’équipe qui se poursuivent sous un nouveau régime, Auclair n’est pas dupe et s’attend à ce que les prochains changements surviennent dans le vestiaire.

«Je ne sais pas ce qui va se passer, mais il y a toujours des changements dans la NFL quand ça ne fonctionne pas. C’est une "business" de résultats», a-t-il constaté.

Prêt pour un rôle accru

Sur le plan individuel, Auclair avait montré de belles aptitudes sur le plan offensif lors des entraînements de l’équipe avant la saison. Pas du genre à faire des vagues, il se croit tout de même en mesure de pouvoir contribuer davantage dans le jeu aérien.

«J’apprécie mon rôle, même si comme tout athlète compétitif, j’en veux toujours plus. Je sais que mon jeu est solide au bloc, mais ça ne donne pas de chiffres.»