LHJMQ

Alexis Lafrenière l’a échappé belle

Agence QMI / Kevin Dubé

Publié | Mis à jour

L’attaquant de l’Océanic de Rimouski Alexis Lafrenière n’a pas abusé physiquement un officiel, a statué le préfet de discipline de la LHJMQ Éric Chouinard mercredi. Ce dernier a revu le code octroyé dimanche à l’attaquant et a plutôt décidé de mettre le joueur à l’amende, plutôt que de le suspendre.

Rappel des faits : à la suite d’une mêlée dimanche contre les Cataractes de Shawinigan, Lafrenière a été expulsé de la rencontre pour des paroles inappropriées adressées à l’endroit d’un adversaire.

Au moment d’être escorté hors de la patinoire, le no 11 de l’Océanic a fait un geste brusque afin de se défaire de l’emprise du juge de ligne qui le tenait fermement.

Après le match, l’officiel Pascal St-Jacques a modifié l’appel comme la pratique le permet, donnant un 4.92 à Lafrenière, qui stipule ceci dans le livre des règlements de la LHJMQ pour la saison 2019-2020 : « Tout joueur ou gardien de but qui, par ses gestes, humilie physiquement un officiel, menace physiquement un officiel par l’entremise d’un des gestes suivants, sans y être limité, en lançant un bâton ou toute autre pièce d’équipement ou objet vers ou en direction d’un officiel, crache sur ou en direction d’un officiel ou encore, fait usage de force physique envers un officiel dans le seul but de s’en libérer au cours ou immédiatement après une altercation sera suspendu pour au moins trois (3) matchs.»

Code changé

Après révision toutefois, la LHJMQ a jugé que l’application de ce code ne s’appliquait pas au geste porté par le no 11 de l’Océanic.

On a plutôt décidé d’appliquer le code 4.91 qui dit ceci : «Tout joueur ou gardien de but qui délibérément fait usage de force physique envers un officiel, de quelque façon que ce soit tente de blesser un officiel ou de l’humilier physiquement ou encore, utilise sa force physique envers un officiel dans le seul but de se libérer de son emprise au cours ou immédiatement après une altercation recevra une punition d’extrême inconduite.»

Le tout est accompagné d’une amende de 500 $. Une autre, du même montant, a été ajoutée à la sanction de Lafrenière pour «paroles inappropriées envers un adversaire».

Comme le veut la politique de la LHJMQ, Éric Chouinard n’a pas été mis disponible pour commenter sa décision mercredi.

D’autres sanctions

Si Lafrenière a été blanchi, trois autres joueurs impliqués dans le match de dimanche dernier entre l’Océanic et les Cataractes ont été suspendus. Du côté de Rimouski, Frédéryck Janvier a reçu un match de suspension pour un bâton élevé tandis que Leon Denny des Cataractes devra regarder les deux prochaines rencontres depuis la passerelle de presse pour avoir donné de la bande.

Mikaël Robidoux aussi sera suspendu, mais la durée de la sanction n’a toujours pas été déterminée. L’attaquant de 20 ans est, pour le moment, suspendu indéfiniment.

En début de troisième période dimanche, il a frappé par-derrière le défenseur de l’Océanic Antoine Leblanc. La ligue devrait annoncer les termes exacts de la suspension dans les prochains jours. Il s’agit de sa neuvième suspension en carrière dans le circuit Courteau, la dernière lui ayant valu 15 matchs de suspension.