Canadiens de Montréal

Drouin et Byron : deux pertes importantes

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Jonathan Drouin se destinait vers une première saison de plus de 60 points. Claude Julien saluait sa plus grande implication, surtout en territoire défensif. Phillip Danault le décrivait comme un joueur plus engagé. C’était le meilleur des mondes.

Mais il n’y a aucun joueur à l’abri d’une malchance. Drouin s’absentera pour une période indéterminée en raison d’une opération à un poignet.

Voyez le reportage de Mikaël Lalancette dans la vidéo, ci-dessus.

Le numéro 92 s’est blessé lors de la victoire de 5 à 2 contre les Capitals, vendredi, à Washington. Avant le revers de 4 à 3 en prolongation face aux Devils, Julien avait insisté pour dire que la blessure à son attaquant n’avait aucun lien avec la percutante mise en échec d’Alexander Ovechkin et qu’il avait ressenti un malaise en troisième période.

Julien n’a pas précisé la durée de son absence, n’ayant pas encore toutes les informations. Il a toutefois précisé que son absence se calculera en semaines

À Columbus, Brandon Dubinsky s’est fait opérer à un poignet le 1er octobre dernier. Six semaines plus tard, il n’a toujours pas endossé l’uniforme des Blue Jackets cette saison. Il n’y a cependant pas deux cas identiques. On attendra de connaître le diagnostic des médecins du CH avant de se prononcer.

Allan Walsh, l’agent de Drouin, a écrit sur Twitter une absence d’environ huit semaines.

Byron aussi

Le mauvais sort a frappé deux fois chez le Tricolore. Paul Byron, qui s’est également blessé lors de la visite à Washington, passera sous le bistouri pour une blessure à un genou.

«C’est assez difficile de ne pas avoir de blessés pendant une saison de hockey, a rappelé Julien. Ça fait partie de notre sport et du métier. Ça donnera la chance à d’autres joueurs de se faire valoir. Nous voudrons montrer notre profondeur.»

Domi à l’aile gauche

Quand Julien parle d’une chance pour d’autres joueurs, il y a quelques noms à encercler. Nick Suzuki, Max Domi et Charles Hudon en font partie.

À court terme, Suzuki poursuivra son audition au centre. Il jouera un deuxième match d’affilée au sein du deuxième trio avec Domi à sa gauche et Joel Armia à sa droite.

«C’est triste pour Drou (Drouin), il est l’un de nos meilleurs joueurs, a répliqué Suzuki. Je me retrouve maintenant à une place différente au sein de la formation. C’est une occasion pour moi de jouer avec Max et Army (Armia).

«J’espère connaître du succès. Je gravis les échelons, je sens que les entraîneurs ont confiance en moi et je devrai en profiter. Ça se passe rapidement.»

Domi se retrouvera essentiellement dans le siège de Drouin. Utilisé au centre depuis son acquisition à l’été 2018 des Coyotes de l’Arizona, l’Ontarien se déplacera sur le flanc gauche, comme il l’avait fait pour une première fois avec le CH contre les Devils et comme il le faisait à ses jours à Glendale.

«Oui, c’est un gros changement, mais c’est ça qui est ça, a dit Domi avant le départ de l’équipe pour Columbus. Je me retrouve à l’aile et je dois aider l’équipe. Jo est l’un de nos meilleurs joueurs, c’est difficile de le voir tomber. Nous ne le remplacerons pas facilement, mais il y a d’autres joueurs qui devront se lever. J’en fais partie. Nous avons assez de caractère au sein de cette équipe et de la profondeur. Ce n’est pas une bonne nouvelle, mais ce n’est pas la fin du monde, ça fait partie du hockey.»

Hudon reste calme

Avec les blessures à Drouin et Byron, le Tricolore a maintenant le nombre minimum d’attaquants avec douze en incluant Hudon qui a reçu un deuxième rappel du Rocket de Laval. S’il est conscient de l’ouverture, le Québécois gardait les deux pieds sur terre.

«J’y vais au jour le jour, a-t-il répondu. Je suis venu comme ça samedi et je suis redescendu dimanche. Ma mentalité, c’est d’avoir du plaisir, m’amuser ici, faire mes choses et faire ce que je faisais à Laval. C’est le malheur, ça fait partie du hockey, mais je vais y aller au jour le jour.»

Hudon, qui avait subi les foudres de Joël Bouchard plus tôt cette saison, a tenu à le remercier pour son travail.

«Joël parle beaucoup, positivement, négativement. Mais il y a une raison derrière tous ses commentaires. On a eu de bonnes conversations qui m’ont aidé. Je ne pense pas qu’il avait besoin de me parler pour que je retrouve le fun. C’était à moi de le faire. Avec les gars en bas, on a une bonne complicité et ça m’a aidé.»