Thierry Henry

Impact de Montréal

Faire oublier Monaco

Publié | Mis à jour

Thierry Henry possède un passé de joueur qui va lui permettre d’entrer dans la légende, mais comme entraîneur-chef, il a tout à prouver.

Henry, qui a 42 ans, a été adjoint au sein de la sélection de la Belgique pendant deux ans et a eu sa première chance comme seul maître à bord avec l’AS Monaco, où il n’a tenu le coup que pendant trois mois et demi.

Au cours de cette période, il n’a pu faire mieux qu’une fiche de 4-11-5, toutes compétitions confondues, et de 2-7-3, en Ligue 1.

Un peu comme d’autres grands noms, la transition au poste d’entraîneur ne s’est pas faite en douceur, mais il a maintenant la chance de repartir avec une ardoise vierge chez l’Impact.

Autre chose

Sans dire qu’il a paru agacé par les questions concernant son séjour dans la principauté située au sud-est de la France, Henry n’a pas vraiment précisé les raisons qui ont mené à son échec monégasque.

«Ça n’a pas fonctionné à Monaco. Je pourrais vous donner plein d’excuses, mais maintenant je suis ici et je suis l’entraîneur de l’Impact de Montréal.»

Il n’admet donc pas que les choses auraient pu mieux se dérouler, mais il concède qu’il a appris de cette expérience.

« C’est toujours une question de pouvoir se relever et revenir. La seule erreur qu’on peut faire, c’est de ne pas apprendre et à Monaco, ç’a été une belle occasion d’apprendre.»

Apprentissage

On a bien tenté de lui demander ce qu’il a appris de cette expérience difficile, mais il est resté très vague.

«Je ne partagerai pas ce que j’ai appris à Monaco, mais j’ai appris des choses sur moi. Quand j’étais joueur, j’ai appris à être un meilleur joueur dans les moments les plus sombres et j’espère que ça va m’aider à devenir un meilleur entraîneur.»

On peut donc en déduire qu’il a peut-être appris à mieux gérer ses attentes puisque tous les gens qui l’ont côtoyé ont reconnu qu’il était très exigeant envers lui-même et les autres.

Le principal intéressé a choisi de ne pas trop faire de cas des critiques à son endroit.

«Les gens peuvent dire ce qu’ils ont envie de dire et quand tu es coach, les articles positifs sont très rares. Je suis en contact avec plusieurs joueurs de Monaco. J’ai tiré quelque chose de cette expérience.»

LES 5 DÉFIS DE HENRY

Rallier la ville

Thierry Henry a insisté pour dire qu’il était tombé amoureux de Montréal et on ne peut pas douter de sa sincérité. Il a aussi mentionné qu’il était important de construire une équipe dans laquelle les partisans allaient se retrouver. En lui-même, il est un élément de marketing important pour l’Impact comme en témoignent les ventes d’abonnements de saison qui sont en hausse depuis jeudi dernier. Il faut que son aura se transpose sur le produit offert sur le terrain afin de créer une identité qui va toucher les partisans et les ramener au Stade Saputo puisqu’on a eu assez d’une main pour compter les salles combles en 2019.

Être prêt pour la Ligue des champions

La saison 2020 de l’Impact va s’amorcer par une série aller-retour en phase finale de la Ligue des champions dans seulement trois mois. Lors de son embauche, Olivier Renard nous a précisé que ce n’était pas un délai si serré que ça, mais il reste quand même que Henry a reconnu lundi que ce n’était pas évident d’amorcer une saison par une telle compétition sans avoir joué de match en championnat au préalable, mais il va devoir faire en sorte que la mayonnaise prenne rapidement.

Gérer les attentes

L’arrivée d’une légende comme Thierry Henry à la barre de l’Impact crée un engouement évident et c’est normal, mais comme il l’a indiqué lundi, construire un héritage ne se fait pas en quelques mois. Il va donc devoir faire comprendre à tout le monde qu’il aura besoin de temps pour élaborer son projet. Après tout, la patience est une vertu. Mais si son réseau pouvait aider l’équipe à recruter un ou deux visages connus, ça serait un départ plus qu’acceptable.

Bâtir une identité

La première mission de Thierry Henry, et par la bande du directeur sportif Olivier Renard, sera de bâtir une réelle identité au sein de cette équipe. Sans parler de style de jeu, on insiste surtout sur l’importance d’avoir une identité dans le genre d’individus que l’on veut avoir au sein de l’alignement et quel genre d’équipe on veut avoir sur le terrain. Déjà, il a laissé entendre qu’il allait prôner un jeu plus offensif, ce qui est déjà une bonne nouvelle en soi.

Progresser

La première expérience de Thierry Henry comme entraîneur-chef a été pénible à Monaco. C’est essentiellement un nouveau départ avec l’Impact et ce n’est pas une mauvaise chose. Sans expliquer ce qui n’a pas fonctionné à Monaco, Henry a tout de même mentionné qu’il avait beaucoup appris de cette première expérience. Il devra donc afficher une progression et corriger ce qui lui a été reproché lors de sa parenthèse monégasque, notamment sa façon de gérer ses joueurs et les exigences qu’il avait à leur endroit, selon ce qui a été rapporté dans les médias français.