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Cinq vedettes qui n’ont pas su être de bons entraîneurs

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Le nouvel entraîneur-chef de l’Impact de Montréal, Thierry Henry, était un joueur exceptionnel sur les terrains de soccer. Il n’a cependant pas été en mesure de transposer son talent lors de son passage à la tête de l’AS Monaco, lui qui semblait trop exigeant envers ses athlètes.

Devant être présenté aux médias lundi avant-midi, Henry tentera de renverser la vapeur avec le onze montréalais.

En attendant de voir s’il sera en mesure de le faire, voici cinq joueurs vedettes qui se sont avérés des entraîneurs médiocres parce qu'ils ont été incapables de bien transmettre leur savoir ou qu'ils n'ont pu gérer des caractères différents dans le vestiaire, notamment.

Maurice Richard

Après avoir marqué l’imaginaire du peuple québécois avec ses prouesses dans l’uniforme du Canadien de Montréal, Maurice Richard a été embauché en 1972 comme premier entraîneur de l’histoire des Nordiques de Québec, formation qui évoluait dans l’Association mondiale de hockey. Le passage du «Rocket» derrière le banc n’a duré que deux petites parties.

Tétanisé par le stresse de sa nouvelle fonction, Richard n’était même pas capable d’appeler les changements de ligne. Tout un contraste avec le patineur qui n’avait peur de personne sur la glace. Une semaine après le début de saison, les Nordiques ont annoncé qu’il se retirait pour des raisons de santé et lui ont envoyé son salaire par la poste. Richard l'a refusé et l'a retourné prétextant qu’il ne le méritait tout simplement pas.

Magic Johnson

Le cas de Magic Johnson est bien particulier. Devant faire face à la peur de ses adversaires et même de ses coéquipiers à propos de son infection par le virus du sida, le meneur des Lakers de Los Angeles décide de se retirer de la compétition en mars 1994. L’équipe de la Californie a cependant de la difficulté à gagner par la suite et on demande à Johnson de prendre la direction de l’équipe. Sous sa gouverne, les Lakers maintiennent un dossier de 5-11.

Voulant envoyer un message à ses joueurs plus jeunes lors d’un entraînement, le célèbre numéro 32 décide de former une équipe avec ses deux adjoints et les deux plus vieux athlètes de sa formation, et ce, afin d’affronter le reste de son équipe. Son unité obtient deux victoires, brisant par le même fait le reste de confiance des jeunes joueurs. Après la saison, Johnson décide de ne pas revenir derrière le banc et il enfile même l’uniforme des Lakers de nouveau en 1995-1996.

Diego Maradona

Véritable légende vivante du soccer argentin, Diego Maradona est considéré par plusieurs comme le meilleur joueur du dernier siècle ne s'appelant pas Pelé. Son talent a notamment permis à l’Argentine de remporter la Coupe du monde de 1986, mais comme sélectionneur de son pays natal, il n’a jamais été l’ombre du joueur qu’il était sur le terrain. Maradona a été à la tête de l’Argentine de 2008 à 2010, maintenant une fiche de 18-6-0.

Ses tactiques et choix ont fait couler beaucoup d’encre, mais moins que ses prises de bec légendaires avec les journalistes. Prenant trop d’attention médiatique, il a été relevé de ses fonctions après la Coupe du monde 2010, durant laquelle l’Argentine a perdu en quart de finale. À ce jour, Maradona entraîne toujours un club dans son pays, mais n’a toujours pas obtenu de sacre important.

Wayne Gretzky

Il est très difficile de passer de meilleur joueur de tous les temps à entraîneur très ordinaire. C’est pourtant ce qu’a vécu Wayne Gretzky. Celui qui a amassé 2857 points (894 buts et 1963 aides) en 1487 matchs dans la Ligue nationale de hockey a été à la barre des Coyotes de Phoenix pendant quatre ans. Lors de cette période, l’équipe a maintenu un dossier de 143-161-24 et n’a jamais atteint les séries éliminatoires.

Pete Rose

Contrairement aux autres hommes de ce groupe, le meilleur frappeur de coups sûrs (4235) de l’histoire du baseball majeur a été un bon entraîneur, sur le plan des victoires, du moins. En effet, en près de six saisons comme gérant des Reds de Cincinnati, Pete Rose a maintenu une fiche de 412-373. Il a cependant été banni à vie de son sport en 1989 pour avoir notamment misé de l’argent sur des parties impliquant sa formation.

Tentant désespérément de revenir dans les bonnes grâces des grandes ligues depuis, Rose n’a jamais vu son souhait exaucé.