Alouettes de Montréal

Khari Jones: le contrat attendra

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Les Alouettes ont retardé leur bilan 2019 d’une journée pour laisser toute la place à l’Impact et à l’embauche de Thierry Henry. On croyait alors qu’ils annonceraient une prolongation de contrat pour l’entraîneur-chef Khari Jones lors de leur conférence de presse de fin de saison. Toutefois, ce ne fut pas le cas.

On peut parler d’une occasion en or ratée par l’organisation montréalaise. Pourtant, ils avaient le vent dans les voiles avec son excellente saison sur le terrain et leur première participation aux éliminatoires depuis 2014.

Après avoir dressé un bilan plus que positif aux côtés de son entraîneur-chef, le président Patrick Boivin a indiqué qu’il n’avait pas encore scellé d’entente avec Jones et son agent Gil Scott.

«Nous sommes très confiants que Khari soit de retour avec nous en 2020, a-t-il mentionné. Nous travaillons en fonction que ça se produise. Pour le moment, nous sommes en train de finaliser les derniers détails d’une nouvelle entente avec lui.»

«Khari veut revenir avec nous et il nous l’a confirmé. On avance en pensant que c’est chose faite.»

Pas les mains liées

Boivin n’a pas voulu parler des derniers détails qui demeuraient à négocier dans le nouveau pacte de Jones.

«On a la capacité de lui offrir une offre à long terme, a souligné Boivin. On ne mettra pas à risque la prochaine saison ou les opérations de l’équipe. Malgré tout ce qui se passe (au niveau de la vente de l’équipe), j’ai le devoir de m’assurer que cette formation sera prête pour 2020.»

«J’ai les pleins pouvoirs pour signer une nouvelle entente avec lui.»

Boivin assure qu’il n’a pas les mains liées dans ce dossier. Toutefois, il sait qu’il doit être prudent dans la façon de dépenser ses dollars avant l’arrivée de nouveaux propriétaires à la tête de l’équipe.

Les négociations entre Jones et les Alouettes se sont amorcées il y a quelques semaines. Les deux parties ont pris une pause la semaine dernière afin que Jones soit concentré sur le match éliminatoire contre les Eskimos d’Edmonton.

Les pourparlers ont repris de façon mercredi, mais il faut croire qu’ils ont manqué de temps pour attacher les ficelles d’un nouveau contrat pour l’entraîneur-chef.

«C’est vraiment juste une question de temps et de détails, a ajouté Boivin. Ce n’est pas une question de budget ou de complications avec l’agent de Khari.»

«Khari et moi avons eu plusieurs discussions philosophiques sur les valeurs que nous voulions inculquer à l’équipe.»

Il veut rester

Plusieurs postes seront ouverts dans la Ligue canadienne au cours des prochaines semaines. Les Lions de la Colombie-Britannique et possiblement les Blue Bombers de Winnipeg seront à la recherche d’un nouvel entraîneur-chef.

Jones habite à Vancouver durant la saison morte. Il a travaillé avec les Lions comme coordonnateur offensif entre 2014 et 2017. Puis, à Winnipeg, il est un bon ami du président Wade Miller qui serait prêt à lui offrir un pont d’or qu’ils joignent les Bombers comme entraîneur-chef.

Par contre, Jones semble décidé à demeurer avec les Alouettes.

«Je suis très excité par ce que nous bâtissons ici, a mentionné Jones. Je sais que je pourrais être libre comme l’air à compter du 1er janvier, mais je crois que ce sera trop tard.»

«J’aime cette équipe. J’aime la ville de Montréal. Ce n’est pas une cachette pour personne.»

Plusieurs joueurs ont assisté à la conférence de presse, dont Vernon Adams jr qui avait servi un vibrant plaidoyer à l’endroit de son entraîneur au terme de la saison.

Le quart quitte pour l’Ouest américain la semaine prochaine. Est-ce que les Alouettes seront en mesure de lui annoncer le retour de Jones avant son départ?

Selon Boivin, c’est dans le domaine du possible. Malgré tout, les Alouettes ont bousillé une belle occasion de faire une annonce majeure à un moment important dans l’actualité montréalaise.

Boivin a commenté ces dossiers en entrevue à l’émission JiC, vendredi. À voir dans la vidéo ci-dessous: