Impact de Montréal

Thierry Henry: un parcours étoffé

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Pour de nombreux partisans de soccer de la planète, Thierry Henry est une légende vivante. Son nom est un incontournable de l’histoire de son sport et en l’embauchant comme entraîneur-chef, jeudi, l’Impact de Montréal s’est donné toute une carte de visite.

Question de souligner brièvement son parcours professionnel, voici quelques faits au sujet du septième pilote de l'histoire du Bleu-Blanc-Noir en Major League Soccer (MLS).

- Marqueur prolifique

L’homme de 42 ans est le meilleur buteur de l’histoire au sein de l’équipe nationale française avec 51 filets en 123 parties. De plus, le finaliste au Ballon d’Or en 2003 et 2006 a été particulièrement dangereux avec l’équipe d’Arsenal, en Premier League, de 1999 à 2007. Il est d’ailleurs le joueur le plus prolifique de cette organisation avec 228 buts à vie. Ses performances ont permis à son club de décrocher deux titres de la ligue et de participer une fois à la finale de la Ligue des champions européenne.

En Espagne, il s’est notamment fait connaître sous les couleurs du FC Barcelone, avec qui il a récolté 49 buts en 121 sorties entre 2007 et 2010. Il a mené les siens vers deux championnats de la Liga et une couronne de la Ligue des champions.

- La Coupe du monde

Henry est certes un des joueurs marquants de la France sur la scène internationale et il n’est pas passé inaperçu. Il a participé quatre fois au Mondial, aidant son pays à enlever les grands honneurs devant son public en 1998. Arborant à ce moment-là le numéro 12, il a profité de cette compétition pour marquer son premier but à vie avec la formation française lors d’un match du tour préliminaire. Cependant, il a assisté à la victoire ultime des siens contre le Brésil sur les lignes de côté.

La vedette française a aussi pris part à la Coupe du monde en 2002, 2006 et 2010, sans toutefois obtenir les grands honneurs. À l’image de toute sa formation, il a été tenu en échec en 2002. Quatre ans plus tard, ce fut mieux en vertu de trois filets en sept affrontements; néanmoins, sa nation a plié l’échine devant l’Italie en finale. Et en 2010, le pays a été rapidement éliminé.

- La «main de Dieu»

Au départ, la «main de Dieu» est une expression de la vedette argentine Diego Maradona pour qualifier sa réalisation avec la main en quart de finale du Mondial 1986. Par contre, c’est également par le biais de ces termes que le journal «L’Équipe» a évoqué le but de Henry inscrit pendant un duel de qualification en vue de la Coupe du monde 2010 face à l’Irlande.

Le célèbre joueur a touché le ballon avec sa main près de la cage adverse – séquence que les arbitres ont manquée – avant de refiler une passe à son coéquipier William Gallas. Ce dernier a touché la cible et offert une place à la France au Mondial. Malgré les protestations des Irlandais, le but a été confirmé et les médias de «l’île émeraude» ont utilisé les mots «Hand of Frog» (en français, la «main de la grenouille») pour désigner le geste de Henry.

- La MLS

Thierry Henry est aussi un visage connu dans les cercles de la MLS. Après son séjour en Espagne, il se joint aux Red Bulls de New York à l’été 2010. Un court prêt à Arsenal durant l’hiver 2012 ne l’empêche pas d’évoluer au sein du circuit Garber jusqu’en 2014. Ayant disputé plus de quatre saisons avec les Taureaux rouges, il a amassé 51 buts et 42 mentions d’aide en 122 parties, menant le club vers le sommet du classement général en 2013.

Celui ayant été invité à quatre classiques des étoiles de la MLS et choisi trois fois au sein du onze par excellence n’a toutefois jamais atteint la finale de la ligue avec les Red Bulls.

- Un nouveau métier

Avant de se retrouver chez l’Impact, Henry a acquis de l’expérience comme entraîneur. Après sa retraite comme joueur en décembre 2014, il a fait ses classes au sein de l’académie de son ancien club, Arsenal, pour ensuite agir en tant qu’adjoint de l’équipe nationale belge. Son travail a aidé celle-ci à accéder aux demi-finales du Mondial 2018 et à décrocher la médaille de bronze du tournoi. La même année, il est devenu le pilote de l’AS Monaco, mais l’association entre les deux parties n’a pas été fructueuse. La formation monégasque l’a évincé en janvier dernier en raison entre autres des piètres performances de sa troupe, qui a perdu 11 de ses 20 matchs sous ses ordres.