Canadiens de Montréal

Marc Bergevin se porte à la défense de ses jeunes

Journal de Montéral / Jean-François Chaumont

Publié | Mis à jour

Marc Bergevin a toujours misé sur sa relève pour construire une équipe gagnante à Montréal. Il n’a pas dérogé de sa philosophie. Il a bon espoir de voir Jesperi Kotkaniemi se replacer sur le droit chemin et s’attend à revoir Ryan Poehling avec le grand club éventuellement.

Troisième choix au total au repêchage de 2018, Kotkaniemi traînera toujours avec lui son lot d’attentes. À sa deuxième saison à Montréal, le jeune finlandais de 19 ans a gardé un peu tout le monde sur son appétit avant de tomber au combat le 31 octobre en raison d’une blessure à l’aine.

Avant de se blesser, Kotkaniemi a récolté seulement trois points (2 buts, 1 passe) en 12 matchs.

«Il a connu un début de saison un peu plus difficile, a admis mercredi Bergevin au sujet de Kotkaniemi. On s’attendait probablement à plus. Il n’a pas subi cette blessure pendant le camp. C’est plus une faiblesse au niveau de son corps (des muscles du tronc). Il avait de la misère à pousser. Ça explique probablement les hauts et les bas qu’il traverse jusqu’ici. Nous restons prudents avec lui et nous croyons qu’à son retour, qui devrait être bientôt, il atteindra le niveau auquel nous nous attendons de lui.»Pour le DG du CH, le développement de Kotkaniemi passe toujours par Montréal.

«Oui, je le crois, a répondu Bergevin. Quand on a la possibilité de renvoyer un jeune joueur dans la Ligue américaine sans le soumettre au ballottage, ça demeure toujours une option pour son développement. Mais en ce moment, ce n’est pas dans les plans.»

Retour prochain

À l’image des derniers jours, Kotkaniemi a participé à l’entraînement des siens mercredi, mais il faisait encore une rotation avec Nick Suzuki au centre de Tomas Tatar et d’Artturi Lehkonen.

«Je n’ai pas encore reçu le feu vert des médecins, a dit Kotkaniemi. Mais je me sens bien. J’espère revenir bientôt.»

Il y a une semaine, le Finlandais s’était dit prêt à revêtir l’uniforme du CH pour la visite à Philadelphie. Trois matchs plus tard, il n’a toujours pas joué.

«Je voudrais juste revenir le plus rapidement possible, a-t-il répliqué. J’espère que ce sera vendredi à Washington, mais ce ne serait pas la fin du monde si ça devait être samedi à Montréal.»

Questionné sur son rendement personnel à l’aube du quart de la saison, il a offert une réponse très lucide.

«Je dois m’améliorer dans tous les aspects. Mon départ n’a pas été très bon. Il est temps que j’élève mon niveau de jeu.»

Besoin de millage

Dans le cas de Poehling, Bergevin a tenu à défendre le rendement de son jeune joueur lors de son passage de quatre matchs à Montréal. À ses yeux, il se retrouvait dans la mauvaise chaise en évoluant à l’aile gauche lors des deux dernières rencontres.

«Ryan est un centre, a rappelé Bergevin. Ici, avec Nick (Suzuki) qui joue bien au centre et Nate (Thompson) qui se trouve sur le quatrième trio, on l’a mis à l’aile. Oui, c’est facile pour un centre de jouer à l’aile.

Toutefois, pour quelqu’un qui n’a jamais joué dans la LNH, c’est plus difficile. Alors, je lui donne une certaine marge parce que je sais qu’il a joué à l’aile gauche et que ce n’est pas sa position habituelle.»

«On l’utilisait moins de 10 minutes par match. Ce n’est pas suffisant pour un jeune joueur, a-t-il enchaîné. Ça ne veut pas dire qu’il ne reviendra pas bientôt. Mais en ce moment, c’est mieux de l’envoyer à Laval pour qu’iljoue des matchs et qu’il obtienne plus de temps de jeu. Le Rocket est l’une des équipes de l’heure dans la Ligue américaine. C’est bon qu’il soit là. Mais le plan est qu’il revienne à Montréal éventuellement.»

Marc Bergevin en rafale

Sur le jeu de Nate Thompson

«Nate n’a pas de lettre, mais si on devait nommer un adjoint de plus, ça pourrait facilement être lui. Il est un gros facteur dans nos succès. Il soutient notre personnel, nos joueurs, il est une bonne voix dans le vestiaire et son jeu parle de lui-même.»

Sur le rendement de Keith Kinkaid

«Il a joué trois matchs. Au Minnesota, il a été excellent. Après deux périodes, nous aurions dû tirer de l’arrière 4 à 0. Il a fait des arrêts extraordinaires, même s’il n’a pas enregistré la victoire. À Vegas, il était un peu chancelant, mais il a gagné. Éventuellement, il disputera un quatrième match. Occuper le poste de gardien auxiliaire, c’est difficile. Surtout derrière Carey Price, en raison du nombre de matchs qu’il joue. Je crois qu’il réalise lui-même qu’il doit s’améliorer, qu’il doit rehausser quelque peu son niveau de jeu. J’ai bon espoir qu’il le fera.»

Sur l’utilisation de Carey Price

«Lors des segments de deux matchs en autant de soirs, le gardien auxiliaire obtient souvent le second départ. S’il poursuit le rythme actuel, Carey jouera 66 ou 67 matchs. Ce n’est pas l’idéal. On va travailler pour diminuer ce nombre.»