Canadiens de Montréal

«On sait qu'on peut les envoyer à Laval»

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Avec près du quart de la saison de joué, l’entraîneur-chef des Canadiens, Claude Julien, ne peut garantir que les recrues Ryan Poehling, Nick Suzuki et Cale Fleury passeront le reste de la saison à Montréal.

Comme la situation est fluide et que le travail d’évaluation se poursuit de match en match, aucune décision finale n’a été prise, a précisé le pilote après l’entraînement matinal de sa troupe, lundi.

«S’ils sont encore ici, c’est car ils font quand même du bon travail, a mentionné Julien. L’évaluation d’un jeune joueur ne se décide pas aujourd’hui. On sait qu’on peut toujours les envoyer à Laval sans devoir les soumettre au ballottage. On y va au match, à la semaine, au mois... On continue toujours d’évaluer ces choses-là.

«Si à un certain moment, ils ont besoin d’aller jouer davantage à Laval, cette décision sera prise. Je ne peux pas garantir aujourd’hui que ces trois joueurs seront ici pour le restant de l’année. Ce n’est pas une décision qu’on a prise.»

Le pilote du Tricolore s'est par ailleurs fait élogieux à l'endroit de Fleury qui, sans tambour ni trompette, a pris part aux neuf derniers matchs de l'équipe.

«Il a été bon, a affirmé Julien au sujet du défenseur de 20 ans. Il va commettre des erreurs ici et là comme tout le monde. Il est costaud et il patine bien, il défend bien son territoire. Rarement se met-il dans le trouble.

«Est-ce qu’il est sur la glace pour des buts accordés? Oui, comme tout le monde. Si tu veux développer des joueurs, tu dois leur laisser une chance. Je crois qu’il nous en a montré assez pour rester dans la formation.»

Du conditionnement à Laval pour Kotkaniemi?

Jesperi Kotkaniemi, lui, n’est plus une recrue, mais ses performances cette saison tendent à rappeller qu’il n’a encore que 19 ans.

Blessé à l’aine, le Finlandais n’a pas enfilé l’uniforme du Tricolore depuis le 30 octobre dernier, contre les Coyotes de l’Arizona. S’il devait s’absenter pour encore quelque temps, le CH aurait le loisir de l’envoyer temporairement à Laval pour lui permettre de retrouver son rythme.

«On n’est pas rendus là, a indiqué Julien lorsque cette possibilité lui a été évoquée. On prendra la décision lorsqu’il sera rétabli. C’est sûr, que, si ça fait 3-4 semaines et que ça s’allonge, on a l’occasion de l’envoyer là-bas à des fins de conditionnement. Mais si c’est bientôt, est-ce vraiment nécessaire? Peut-il reprendre le boulot tout de suite avec nous?»