LNH

Le plan des Kings inspiré du CH?

Publié | Mis à jour

Les Kings ne sont plus l’ombre de l’équipe qui a gagné deux coupes Stanley en trois ans. Certes, le cœur des formations championnes de 2012 et 2014, les Anze Kopitar, Drew Doughty, Dustin Brown, Jeff Carter, Trevor Lewis et Jonathan Quick, s’y trouve toujours. Toutefois, la difficulté du club de Los Angeles à renouveler la banque d’espoirs laisse entrevoir quelques années difficiles.

À moins d’un revirement inattendu, l’équipe californienne croupira dans les bas-fonds du circuit Bettman pour une deuxième saison consécutive.

«Nous avons été dans le coup dans plusieurs des matchs que nous avons perdus, a tenu à préciser Doughty, après l’entraînement matinal des Kings, samedi. Dans certains cas, on a même dominé l’adversaire. Puis, survenait une présence plus difficile où on encaissait un but et à partir de laquelle on se mettait à jouer sur les talons.»

Déjà, des bruits émanant de la capitale du cinéma laissent entendre que le directeur général Rob Blake s’apprête à lancer un vaste chantier de reconstruction. Brown, que Le Journal a rencontré après l’entraînement matinal, ne croit pas à cette théorie.

«J’en ai vécu une reconstruction à mon arrivée ici. Et il a fallu cinq ans avant de miser sur une équipe qui peut simplement croire en ses chances», a-t-il fait valoir.

Âgé de 35 ans, Brown est, et de loin, le joueur ayant le plus d’ancienneté dans le vestiaire des Kings. Il a été le coéquipier de Luc Robitaille pendant deux saisons. Ça donne une idée.

Choix de premier tour (13e) en 2003, l’Américain porte cet uniforme depuis la saison 2003-2004. À ce moment, les Kings venaient d’amorcer une séquence de six printemps sans séries éliminatoires.

Bref, il a connu des passages à vide. Et celui que vit actuellement les Kings ne se compare pas.

«Quand tu mises sur des joueurs étoiles comme Kopitar et Doughty, tu ne peux pas te permettre de reconstruire. Des joueurs de cette trempe, il n’en passe pas souvent, a souligné l’attaquant. Il serait faux de penser que l’organisation va repartir de zéro. Je crois qu’elle est plutôt déterminée à construire autour de ces deux joueurs.»

Un terme à la mode

Comme le dirait Marc Bergevin, les Kings seraient donc davantage en mode «reset on the fly.» Comme quoi il n’y a pas qu’avec l’extravagance de ses complets que le directeur général du Canadien innove.

Certains diront qu’il ne s’agit là que de sémantique, mais avouons qu’il serait difficile à faire avaler une reconstruction à des joueurs comme Doughty, qui vient d’amorcer la première saison d’un contrat de huit ans.

«Pas question de faire immédiatement une croix sur la saison. L’objectif demeure de participer aux séries éliminatoires», a martelé Doughty.

«La saison est encore jeune. On a encore le temps de redresser la situation, a-t-il ajouté. Il y a de bons jeunes joueurs au sein de cette organisation. Certains qui percent déjà avec nous, d’autres qui vont bien dans la Ligue américaine. L’avenir est prometteur, je suis excité d’avoir huit autres saisons ici.»

Apprendre à gagner

Doughty a beau tenter de se montrer convaincant, on ne peut pas dire que la banque d’espoirs des Kings regorge de perles rares. Après Alex Turcotte, Jaret Anderson-Dolan et Rasmus Kupari, la liste est mince.

Et il semble que ceux qui se trouvent avec les Kings ne maîtrisent pas encore tout à fait l’art de gagner.

«On est dans le coup pendant 55 minutes, mais on finit par échapper le match. Ça me rappelle où nous étions il y a 10 ans, a indiqué Brown. Ça fait partie du processus d’apprentissage. C’est à nous les plus vieux, ceux qui ont déjà gagné, de leur montrer le bon chemin.»