Alouettes de Montréal

«Ça fait mal au coeur» -Hénoc Muamba

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Les joueurs de la défensive des Alouettes étaient sous le choc après la défaite contre les Eskimos.

Ils ne savaient pas ce qui venait d’arriver durant les 60 minutes de jeu sur le terrain du Stade Percival-Molson. Frustration et incompréhension étaient les sentiments qui animaient les membres du groupe du coordonnateur Bob Slowik.

Mis à part quelques séquences en deuxième demie, ils n’ont pas été à la hauteur de la situation. L’attaque des Eskimos a été méthodique alors qu’elle a passé plus de 36 minutes sur le terrain.

«C’est très décevant et ça fait mal au coeur, a indiqué le secondeur Hénoc Muamba. On voulait vraiment gagner. On voulait gagner pour nous et pour la ville. Il faut garder la tête haute.

Les Eskimos avaient un excellent plan de match. Ils ont lancé la balle très rapidement. Ils ont eu du succès dès le départ et ils ont bâti sur cela.»

Des plaqués ratés

En plus d’être incapables de mettre de la pression sur le quart adverse, les joueurs des Alouettes ont raté plusieurs plaqués. Il y a une séquence qui illustre bien l’allure du match à ce niveau.

Ça s’est déroulé au troisième quart. Le receveur des Eskimos a capté une passe derrière la ligne de mêlée. L’occasion était belle pour réussir un plaqué pour une perte de terrain. Pas un, mais deux joueurs ont raté leurs plaqués. Ça s’est transformé en un gain de sept verges.

«Ils ont exécuté leur plan de match, mais pas nous, a souligné Patrick Levels sans détour. Habituellement, notre défensive se présente et fait de gros jeux. On a seulement commencé à le faire en deuxième demie.

Je ne crois pas que le match nous a échappé. Je dirais que les Eskimos ont exécuté et ils méritent la victoire.»

Pour ce qui est de Harris, il n’a pas eu besoin de sacs de glace après la rencontre. Sa ligne offensive l’a très bien protégé.

«On avait plusieurs stratégies pour le déranger, a ajouté Levels. Par contre, c’est difficile lorsque tu as seulement trois joueurs pour le faire. Parfois, ça marche. Aujourd’hui, ça n’a pas fonctionné. C’est une affaire d’équipe.»

La fin d’une époque?

Est-ce qu’on a vu John Bowman dans l’uniforme des Alouettes pour la dernière fois ? C’est la question que plusieurs observateurs se posaient après la rencontre.

L’ailier défensif de 37 ans a fait sentir sa présence avec six plaqués. Le vétéran n’a pas voulu parler de son avenir. Il s’est attardé au match contre les Eskimos.

«De voir qu’on n’a pas été en mesure de se donner une chance de passer au prochain tour, c’est difficile à avaler, a indiqué Bowman.

En tant qu’unité, on a eu la sensation qu’on a laissé tomber notre équipe en première demie. On a raté plusieurs plaqués et on n’a pas été assez efficaces. On donnait de gros morceaux de terrain. On s’est bien battus en deuxième demie, mais on est arrivés à court.»