Tampa Bay Buccaneers v�Carolina Panthers

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Avenir nébuleux pour Cam Newton

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Pour une deuxième année de suite, les Panthers doivent mettre fin à la saison de leur quart-arrière étoile Cam Newton. Le joueur le plus utile dans la NFL en 2015 voit son corps tomber en ruines et s’il parvient à recoller les morceaux à temps pour la saison prochaine, il est loin d’être exclu que son avenir soit ailleurs qu’en Caroline.

Celui qui prenait des airs de superhéros invincible il y a quatre ans à peine semble être tombé sur sa kryptonite.

Depuis sa mémorable saison de 3837 verges par les airs et 35 passes de touché, en plus de 636 verges au sol et 10 touchés, «Superman» a perdu ses pouvoirs en raison des nombreuses blessures qui l’ont affligé.

Une blessure au dos et une autre aux côtes avaient commencé à l’incommoder dès 2014. En 2016, il était victime d’une commotion cérébrale. En mars 2017, il a subi une première opération à l’épaule et, durant la saison suivante, son épaule est revenue le hanter.

Les Panthers ont indûment étiré l’élastique en laissant dans la mêlée leur quart pendant 14 matchs même s’il dépérissait à vue d’œil plus la saison progressait. Opéré de nouveau à l’épaule en janvier dernier, il a mis beaucoup de temps avant de reprendre le boulot, puis une blessure au pied subi en matchs préparatoires a été aggravée à la deuxième semaine d’activités, cet automne.

Un style unique

Pour un quart-arrière au style physique comme Newton, c’est triste, mais c’est en quelque sorte la rançon de la gloire. Cette pièce d’homme de 6 pi 5 po et 245 lb est devenu le premier quart-arrière dans l’histoire à inscrire plus de 50 touchés au sol. Ses 4806 verges par la course le positionnent au troisième rang dans l’histoire à sa position derrière Michael Vick et Randall Cunningham.

Sauf que Newton a accompli ses exploits sans le moindre égard pour son corps, toujours prêt à prendre un coup de plus pour des gains additionnels. Les 291 sacs du quart encaissés (2,3 par match) ont aussi attaqué lourdement sa charpente.

L’effort est bien sûr louable, mais à l’usure, cette mentalité a usé prématurément sa durée de vie sur le terrain. Maintenant, il faut se demander si Cam Newton peut revenir ou même s’il doit revenir.

En mai, Newton aura 31 ans. Il en sera à sa dernière année de contrat avec les Panthers, sauf si ceux-ci décident de couper les liens, ce qui occasionnerait une économie substantielle de 19,1 millions sur le cap salarial.

La suite des événements

Les Panthers profiteront du reste de la saison pour évaluer le quart partant actuel, Kyle Allen, détenteur d’une fiche de 5-1. Mais d’ici la fin de la saison, les Panthers affronteront notamment les Packers, les Saints (deux fois), les Seahawks et les Colts.

Si Allen échoue, l’organisation pourrait fort bien décider de repartir à neuf en faisant un grand ménage. Et après un tel coup de balai, un nouveau régime veut souvent repartir sur de nouvelles bases. Si toutefois les Panthers font un bout de chemin, c’est que Allen aura bien fait et qu’il deviendra leur homme.

Dans une optique comme dans l’autre, difficile de voir comment Newton demeurera en Caroline. Plusieurs équipes seront à la recherche d’un quart-arrière et Newton pourrait devenir une option intrigante, s’il retrouve la pleine santé et que le contrat comporte peu de risques.

Parce que s’il ne peut plus pratiquer librement son sport avec la férocité athlétique qu’on lui connaît, Superman redeviendra vite Clark Kent.

5 points à surveiller

Plusieurs prétendants

Il y a actuellement cinq équipes qui comptent déjà sept victoires ou plus à travers la ligue, soit les 49ers, les Patriots, les Packers, les Saints et les Seahawks. C’est la première fois depuis 1990 qu’autant de clubs pavanent avec sept victoires ou plus après neuf semaines. La course aux grands honneurs s’annonce relevée entre ces sérieux prétendants.

Un autre quart recrue

Ryan Finley, choix de quatrième ronde des Bengals, deviendra cet après-midi le sixième quart-arrière recrue cette saison à amorcer un match après Kyler Murray, Gardner Minshew, Daniel Jones, Dwayne Haskins et Devlin Hodges. Cette saison, le mouvement jeunesse à cette position est évident avec 146 matchs joués et 76 victoires pour les quarts-arrières de 27 ans ou moins, les plus hauts totaux dans l’histoire pour les deux catégories.

L’avantage du terrain

On dit souvent que l’avantage du terrain est plus marqué au football que dans les autres sports, et ce fut le cas la semaine dernière. Pour la troisième fois seulement dans l’ère du Super Bowl, toutes les équipes jouant dimanche (excluant la victoire sur la route des Cowboys lundi) ont remporté leur match dans leur stade. Ça ne s’était pas vu depuis la semaine 7 en 1998 et la semaine 13 en 1983, selon NFL Research.

La machine des Ravens

Les Ravens sont sur une lancée et même si toutes les équipes savent qu’ils courent à outrance, personne n’est en mesure de les arrêter. Si les Ravens accumulent encore une fois 150 verges au sol face aux Bengals, qui montrent la pire défensive de la ligue contre la course, ils deviendront les premiers depuis les Steelers de 1976 à amasser au moins 150 verges au sol à chacun de leurs neuf premiers matchs. Les Ravens gagnent en moyenne 204,9 verges au sol par match cet automne.

Tout un lundi !

Il est plutôt rare que les mordus de football aient un tel lundi soir à se mettre sous la dent. Les 49ers (8-0) reçoivent les Seahawks (7-2) dans un choc de la puissante division Ouest. Il s’agit d’un premier duel depuis 2013 entre deux rivaux de division qui ne comptent que deux défaites ou moins. Les 49ers sont la deuxième équipe de l’histoire après les Chiefs de 2013 à amorcer une saison sans revers après huit matchs, au lendemain d’une saison de quatre victoires ou moins.