SPO-Pratique des Alouettes de Montréal

Alouettes de Montréal

Le temps des secrets

Publié | Mis à jour

Le temps des éliminatoires est bel et bien arrivé. Tout comme la saison des blessures camouflées par les joueurs et les entraîneurs des Alouettes de Montréal.

Depuis environ trois semaines, l’entraîneur-chef Khari Jones évite les questions au sujet de la disponibilité de certains joueurs pour le match suivant. Et il le fait de façon très habile.

Les journalistes reçoivent souvent des réponses comme «peut-être ou peut-être pas». C’est de bonne guerre. Jones sait très bien que l’information circule rapidement sur les réseaux sociaux en 2019.

Pas question de donner des indices sur sa formation possible à ses adversaires. Par contre, si ses joueurs s’entraînent avec intensité et qu’ils ont de bonnes chances d’être de la formation partante, il ne tente pas de faire croire le contraire aux journalistes.

C’est l’une des raisons pourquoi il est respecté par les médias montréalais depuis son entrée en poste.

Parmi les dossiers des blessés, il y a eu celui de Martin Bédard. Ennuyé par une blessure au bas du corps, le Québécois a raté le dernier match à Ottawa, le 1er novembre. Rencontré par «Le Journal de Montréal» dans les derniers jours, il a bien vendu sa cause.

«Quelle blessure ? Je ne suis pas blessé. Tout est beau!», a répliqué le spécialiste des longues remises avec un large sourire.

L’importance des unités spéciales

Le vétéran de 35 ans vivra son premier match éliminatoire depuis 2014. Il est bien conscient que la performance des unités spéciales des Alouettes sera cruciale dans le résultat contre les Eskimos d’Edmonton.

«Peu importe la température, les unités spéciales ont toujours un gros impact lors des matchs, a souligné Bédard. Ça détermine notamment le positionnement sur le terrain. On les attend de pied ferme.»

À cet effet, les Alouettes sont en bonne posture. Parmi les points positifs, il y a le rendement du botteur Boris Bede. Cette saison, l’ancien du Rouge et Or de Laval a retrouvé ses repères de sa première année. Sa confiance est à son plus haut niveau.

«Ça l’a fait du bien à Boris de débloquer, mais aussi à tout le monde», a précisé Bédard.

Cette saison, Bede a réussi 31 de ses 35 tentatives de placement. Pour ce qui est de ses dégagements, il a maintenu une moyenne de 44,6 verges par botté.